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lundi 25 janvier 2021

STRONGHOLD - SUMMONING

(1999)

Peut-on considérer une œuvre indépendamment du contexte de sa création ? Épineuse question vous en conviendrez et dont vous n'aurez probablement pas de réponse une et définitive de votre vivant pour peu que vous vous la posiez. Mais vous êtes des personnes d'esprit puisque vous êtes restés après cette accroche, et comme vous êtes perspicaces, vous vous doutez bien qu'on ne va pas jouer à l’exégèse et aux commentaires d'un texte ancien quelconque, mais bien d'un bon vieil album, raffinage 22 ans d'âge. Summoning et moi c'est une longue histoire, une sombre histoire liée à deux femmes bien différentes et fort semblables que je vous garde pour une autre fois, et de nombreux rendez-vous ratés jusqu'à ce que par un détour inattendu ils reviennent vers moi et qu'on rattrape enfin le temps perdu. D'où cet article, fruit de mes réflexions à l'écoute plus que régulière ces derniers temps qui j'espère apportera un angle légèrement différent de celui des autres innombrables pavés leur étant dédié sur la chroniquosphère.

 Pour ceux qui viendraient d'autres horizons que les sombres eaux du black metal, il peut être utile de faire une brève présentation du duo légendaire dans le milieu qu'est Summoning, du moins différente de celle de Wikipedia.

 A l'origine Summoning était un trio de teenagers versés dans le hard rock et ses dérivés liés au suicide sous assistance du grunge, populaires auprès des mâles hétéros cis-genres non-colorés de cette frange temporelle située entre 1992 et 1995. Le thrash finissant/death commençant son règne international de courte durée après le pour Protector et le prolongement doomesque de ce bon vieux heavy brittanico-germanique pour Silenius. Mais malgré l'errance propre aux premiers groupes allant dans ce sens, ils se convertirent à la nouvelle mode de l'époque dans les milieux undergrounds du metal, tout droit venue de Norvège. Pour mémo Kurt Cobain meurt en 1994, Varg Vikernes a son procès à Oslo, tout les albums de death metal cultes ou presque sont déjà sortis depuis un ou deux au minimum et l'Autriche n'a toujours pas intégré l'Union Européenne, en faisant le dernier ersatz de terre germanophone bien conservatrice malgré les incartades folles de ce maestro qu'était Falco. Alors qu'ils tâtonnaient encore, surfant sur les thèmes éculés, mort/Satan/vikings (d'où leur nom, relique de cette époque primitive), l'un d'eux se mit à lire un auteur réputé hautement ésotérique et trop evil, ce bon vieux Jéreureu Tolkien, qu'ils eurent la bonne idée d'associer à ce son naissant.  Le trio devenu bien vite duo sortit dans la foulée un album aujourd'hui disputé par les fans et eux-mêmes, 'Lugburz', petit succès chez les metalleux locaux, suivi du terrible 'Minas Morgul', du pas terrible 'Dol Guldur' et d'un court EP, attirant l'oreille de labels de plus en plus gros, culminant avec Napalm Records.Voilà pour le contexte du groupe.

 Il est de même très intéressant de noter l'aspect exotique qu'a pu avoir Tolkien pour le microcosme pré et paléo-Internet autrichien -et germanique en général- dans l'escapade proposée par Summoning. Certes il y a les vagabondages de par Arda, mais il y aussi cet aspect anglais et ancien, encore renforcé par l'usage de deux textes datés sur 'The glory disappears' et 'The loud music of the Sky', bien éloigné du quotidien des Autrichiens, surtout de cette période sans globalisation. La patrie des Habsbourgs étant réellement éloignée du monde anglo-saxon, particulièrement suite à son isolement contraint lors de la guerre froide, Summoning fait le pari de l'ambiance, jusque dans cette pochette tirée d'un tableau de John Martin, peintre romantique anglais du XIXème spécialisé dans les scènes paysagères aux couleurs tortueuses, éthérées et crépusculaires d'inspiration mythologique ou historicisante. Le dépaysement proposé est donc d'une triple nature. Triple car l'auditeur d'alors se retrouve projeté dans un monde fantastique, dans une culture d'un autre temps et d'un autre lieu, mais aussi avec une mise en abîme plus large, dans l'évasion d'un quotidien pouvant être ennuyeux ou étouffant, avec une immersion sonore tout simplement, comme une parenthèse dans un Ailleurs fugace.

Le duo joue toujours à plein la carte du synthé, créateur d'ambiance se voulant médievaliasantes mais trahissant une conception très 90s de l'electronica ambiant  tout en remettant plus en avant la guitare, dont les tremolos droits sortis des heures primaires du magma norvégien initial ne pourront que saisir et prendre aux tripes, réveillant les sentiments des premières immersions dans ces scènes si particulières. En somme on retrouve ce son world-electro diffus puisant dans la naissante darkwave tout au long des '90s que les membres du duo pratiquent dans leur projets parallèles comme Die Verbrannten Kinder Evas ou Kreuzweg Ost de façon quasi-identique. Vous savez, ce son dont Enigma fut le paroxysme mercantilisé grand public, s'étant infiltré jusque dans cette bonne vieille pop française d'alors qui ne se privait pas d'y recourir (Mylène oui, on parle de toi), mais accolé ici à 'Dark Medieval Times', Enslaved première époque et consorts. La piste d'exposition, 'Rhûn', vous plonge directement  dans le bain avec son rythme martial impeccable et ses cors lourds et pompeux, fatigués de leur existence que l'on imagine longue. Les éléments à proprement parler BM entrent naturellement, de façon scénique et large, s'articulant en complémentarité avec les sonorités plus artificielles. L'aspect boîte à rythme mécanisée et froide est ici plus à propos que ne l'aurait été une batterie organique, marquant le pas, une distance, prolongeant l'impression d'altérité tandis que les riffs presqu'en retrait vous hanteront de par leur maestria nébuleuse (le brouillard ça c'est black metal, vous pouvez rien faire). Les mélodies de 'The Glory disappear', 'The Rotting Horse on the Deadly Ground' ou 'The Shadow Lies Frozen on the Hills' ne vous quitteront jamais si vous leur ouvrez vos tympans, garanti.

 La recette n'est pourtant pas inédite, loin de là. D'autres formations contemporaines scandinaves avaient tenté l'expérience avec peu, voire aucune légèreté, aucun effet de volume et d'espace. La parfaite illustration de ce que Summoning a évité comme écueil peut trouver contre-exemple le premier Finntroll, 'Midnattens Widunder' sorti la même année, beaucoup, beaucoup plus balourd, trollesque, sans raffinement et ce même pour les pistes les moins hummpa. Alors oui même sur 'Stronghold' , tout n'est pas parfait, on peut retrouver certains traits de cette façon de jouer commune à l'époque. Il reste quelques airs champêtres de chasse à la pâquerette ou à l'edelweiss (humour) comme sur 'Dol Guldur', tirant plus vers les ritournelles volksmusik de fête à la saucisse, mais ça reste bien plus discret que chez les groupes-étrons à clavier "kvlts" comme Dimmu, Cradle... bref ces trucs-là... mais ils ne dérangent que peu l'expérience. Le synthé est un maître exigeant et il est peu évident à manier, son aspect daté et cheap, presque forcé contribue rétrospectivement aujourd'hui à un voyage absyssal dans un passé musical récent, lorgnant sur des thèmes d'un autre passé plus distant. Bien entendu, les compositions sont simplissimes, se déroulant de façon entendue le plus clair du temps, sans surprendre mais tel n'est pas le but de la recette Summoning qui est là pour poser les choses, poser le décorum d'une réflexion moins futile qu'il n'y parait. L'ultime piste, 'A Distant Flame Before the Sun', inquiétante, Ragnarok lunaire et mortifère de cette galette,  dans son développement aussi lancinant que l'Anduin ou le Rhin des Nibelungen en est l'expression la plus flagrante.

 Au niveau du fond, on peut de prime abord s'étonner de cette association entre les écrits fantasmagoriques d'un auteur britannique résolument catholique (ce qui n'est déjà pas très commun) et celles musicales, nourries au sous-satanisme plus ou moins hollywoodien, de deux jeunes metalleux autrichiens. Mais à y voir de plus près, bien que le but du premier et des seconds à leurs débuts divergent totalement, l'un nous décrivant la victoire d'un Bien malmené contre un Mal écrasant, les autres se plaçant résolument du côté maléfique de l'échiquier pour l'aspect choquant et puissant, on peut y voir une certaine confluence. Les seconds se sont nourris des visions lugubres de la part sombre du premier à leurs débuts, avant de relativiser leur propos dans la suite de leur discographie et de n'en garder qu'une esthétique décharnée quasi romantique. Mais en conservant toujours une perspective sombre et morbide, parce que black metal hein, quand même. Ce qui fait l'intérêt particulier de 'Stronghold', c'est qu'il est le premier LP à se démarquer de cette fascination quelque peu puérile envers le Mal, incarné par les forteresses de Sauron (Dol Guldur) ou de ses sbires zélés tout de noir vêtus (Minas Morgul), pour placer l'éventualité d'un possible plus large, avec ce titre plus neutre de "Bastion",pouvant tant renvoyer aux fortifications précédemment citées qu'à Minas Tirith, Edoras, ou celles des autres races du legendarium, voire dans notre monde à cette impression anxiogène ou élitiste qu'affectionne le black metal en général : être les derniers des purs dans un monde d'impur, musicalement ou plus largement culturellement (vous choisirez quelle version de cette vision de combat vous sied au mieux). Un choix significatif, implicite ou non, qui se plus fera prégnant dans la direction ultérieure de leur discographie privilégiant le côté atmo et narratif et délaissant violence et noirceur initiales du projet. 

 Le propos reste noirâtre, morbide ou mélancolique selon les morceaux. Le temps qui passe, les errances, la souvenance y occupent une place bien plus importante que le fracas des batailles. La peine y est bien présente, plus que la mort, approchée comme un absolu, une contemplation de la décadence du vivant plutôt que comme une fin en soi. Les étoiles, fréquemment citées, guident le voyage où une seule et unique mention directe à Tolkien est à noter, Morgoth, détachant totalement le texte et les pistes du legendarium, ce dernier ne servant que de devanture, de glaçage, à un propos que l'on découvre surprenamment plus intimiste et personnel que l'image de marque du duo ne le laissait supposer.

 Le chant écorché se fait parfois plus clair, moins raw, pour mieux accompagner ce changement, avec une réverbe profonde accentuant l'aspect montagneux (les Alpes ? Les Monts Brumeux ?) de l'ensemble, détaché du temps, comme un écho ancien perdu entre les vallées. Parfois encore teintée de ce craché bileux black old school ('The glory disappears'), il se fait plus émotif, perdu, donnant une nouvelle dimension, trahissant une souffrance mélancolique quand il le faut ('Like Some Snow-white Marble Eyes'). Et puis il y a cette voix féminine aux faux airs d'opéra sur 'Where hope and daylight die', inattendue, grandiloquente que l'on imagine celle d'un spectre vêtu de noir meurtri par la mort lointaine d'un amour ancien, reclus dans une quelconque place forte veillant sur la mère-Danube. Fantomatique, Tania Borsky réussit un exercice difficile. Tarja et ses copines à coffre n'ont jamais eu mes faveurs, c'est pour vous dire le remarquable travail d'immersion pour arriver à faire passer ça.

Au final, peut-on détacher Summoning de Tolkien ? Ma foi, oui, car la force du duo réside avant tout dans une mélodicité irréprochable doublée d'un désir d'expérimentation savamment cadré ouvrant la voie à une recette qui par la suite va perdre en superbe et inspirer toute une vague éculée, prétexte uniquement à l'évasion. Dans tous les degrés qu'elle comporte.


Recommandé  : tout mais les hammer-hits sont :

- 'Rhûn'
- 'Long lost to where no pathway goes'
- 'The glory disappears', le chef d’œuvre de la galette
- 'The Rotting Horse on the Deadly Ground' pour son riff hanté
- 'A Distant Flame Before the Sun'
 

mardi 9 août 2016

A GERMAN PUNK ANTHOLOGY - EINE DEUTSCHPUNKSPLATTENSAMMLUNG




  Deutschpunk meant a lot to me and somehow still does. Back in the late 90s/early 00s I was just a dumb teen who knew nothing about punk and could only barely speak broken german, but the day I listened to my first deutschpunk tunes, it blew so much my mind I knew this scenes were meant to be my thing. Those bands made my education.

 

I will only treat here bands mainly using the german language, be they german or not. For this reason you won't find german bands mainly singing in english (Tausend Tonnen Obst, Oxymoron) or bands using german as a language among others (Bubonix). It also happens that english-speaking bands decide to release an album with nearly all songs in german like Hammerhead, what makes this particular record acceptable for this list. And of course you won't find the few deutschpunk bands I find shitty over any redemption (Die Kassierer, Broilers).

As usual one band, one album. Grosse Helden und Nebenprojekten, alike. And yeah there's alot of Nix Gut bands here, but remember this is just a personal list of records that shaped my life's soundtrack, so Punkerpolizei deal with it. This list is intended to grow endlessly.

Hans-a-Plast - Hans-a-Plast (1979) Niedersachsen










Zensur und zensur - Male (1979) Nordrhein-Westfalen









Die letzte Hoffnung - Der KFC (1980) Nordrhein-Westfalen










Tanzparty Deutschland - Artless (1980) Baden-Württemberg










Inkubationszeit - Kaltwetterfront (1980) Hannover

Perfektion ist Sache der Götter - Beton Combo (1980) West-Berlin










Jetzt knallt's - Marionetz (1981) Bayern











Ehre und Gerechtigkeit - ZSD (1981) Bayern

A+P - A+P (1981) Bayern

Amok Koma - Abwärts (1981) Hamburg











  Jedem das seine... - Cotzbrocken (1981) Nordrhein-Westfalen
Ohne Gnade - Chaos Z (1982) Baden-Württemberg









Notdurft ! - Notdurft (1982) Nordrhein-Westfalen










Lieber schwierig als schmierig - B. Trug (1982) Nordrhein - Westfalen

Bäh!!! - Sluts (1982) Niedersachsen

Yankees raus - Slime (1982) Hamburg
Tag ohne Schatten - Razzia (1983) Hamburg










Zu spät - Canal Terror (1983) Nordrhein - Westfalen






...bis zum bitteren Ende - Neurotic Arseholes (1983) Nordrhein-Westfalen


Tod und Wahnsinn - Inferno (1983) Bayern

Toxoplasma - Toxoplasma (1983) Rheinland-Pfalz









Blanker Hohn - Blanker Hohn (1984) Hamburg
Vorkriegsjugend -Vorkriegsjugend (1984) West-Berlin




Schrei doch ! - Blut + Eisen (1984) Niedersachsen

Aktive Notwehr - Aktive Notwehr (1984) Niedersachsen


Aufrecht - Daily Terror (1984) Niedersachsen







Harte Zeiten - Ausbruch (1985) Nordrhein -Westfalen

Lauschgift - Boskops (1985) Niedersachsen






Front City living - The Marplots (1986) West-Berlin

Kapitalismus - Wut (1986)

L'Attentat - Made in GDR (1987) Sachsen [DDR]








Urlaub im Rollstuhl - Seveso Kids (1987) 
Porsche, Genscher, Hallo HSV - Die Goldenen Zitronen (1987) Hamburg










Angeschissen - Angeschissen (1988) Hamburg










Fight together for... - Emils (1988) Hamburg 
Im Zeichen des Blöden - Abstürzende Brieftauben (1989) Niedersachsen









Sauerei - Die Skeptiker (1991) Ost-Berlin  [DDR]

Abfallprodukte der Gesellschaft - Schleim Keim (1991) Thüringen [DDR]









Wir kriegen euch alle - Feeling B (1991) Ost-Berlin [DDR]










Kinder der Maschinenrepublik - Die Firma  (1991) Ost-Berlin [DDR]
 
Das Reich der wilden Tiere - Die Zusamm Rottung (1991) Brandenburg  [DDR]


Blumen in Müll - Normahl (1991) Baden-Württemberg










Tötensen - Boxhamsters (1991) Hessen


Bleib' tapfer - Wizo (1992) Baden-Württemberg










Allesfresser - Hass (1992) Nordrhein - Westfalen










Tiefe Schluchten - Notausgang (1993) [Schweiz]









  
Die Zeit ist ein Mörder - Baffdecks (1993) Baden-Württemberg









Für uns nicht - ...But Alive (1993) Hamburg


Lebendig gefresst - The Lennons (1993) Baden-Württemberg










Küchenspione - Küchenspione (1993) Thüringen [DDR]

Heute ein König ... morgen ein Arschloch - Die Lokalmatadore (1994) Nordrhein -Westfalen










1977 - Müllstation (1994) Sachsen-Anhalt [DDR]

Gorgeous band from the old commie days. Quite hard to find their stuff by the way, you have to be patient to gather hidden punk rock gems of them.
Keine Macht den Faschisten - Abfallsozialprodukt (1994) Sachsen [DDR]
Codename Freibeuter - C.I.A. (1994) Hamburg









Schönen Gruß - Pöbel und Gesocks (1994) Nordrhein-Westfalen

Fünf Asse - Public Toys (1994) Nordrhein - Westfalen

Viecher im Leib - 1 Mai 87 (1994) Nordrhein - Westfalen

Neue Wege - Fuckin' faces (1995) Hessen



Freiheit ! - Bluttat (1995) Nordrhein - Westfalen










Kalashnikov blues - Popperklopper (1996) Rheinland - Pfalz









Der alte Paul -Wärters Schlechte (1996) Baden-Württemberg

Abend in der Stadt - AufBruch (1996) [DDR]

Nimm drei - Dritte Wahl (1996) Mecklenburg - Vorpommern









Der Schlag ins Leere - Kalte Zeiten (1996)










Klein und faul - Swoons (1996) Hessen

Freunde und Feinde - Atemnot (1996) Bayern

Soldaten sind Mörder - Tod und Mordschlag (1996) Berlin
Blut - Kapitulation B.o.n.n (1997) Hessen










Poppxapank - Wohlstandskinder (1997) Nordrhein - Westfalen

German Angst - Elf (1997) Hamburg










Born - Sandow (1997) Brandenburg  [DDR]

Verbotene Früchte - Heiter bis Wolkig (1997) Nordrhein - Westfalen
Hol' dir die Pest - Untergangskommando (1997) Rheinland - Pfalz










Zu dumm für diese Welt - The Strikes (1997) Berlin

Ameisenstaat - Knochenfabrik (1997) Nordrhein - Westfalen










Giessen asozial - Pestpocken (1997) Hessen

Menschen, Hass, Vernichtung - Recharge (1997) Niedersachsen

Weisses Album - Hammerhead (1998) Nordrhein-Westfalen

Super - Schrottgrenze (1998) Niedersachsen










Schweinegott - EA80 (1998) Nordrhein - Westfalen










Räumt auf ! - Bums (1998) Baden-Württemberg

Feuer gratis ! - Tagtraum (1998) Bayern










Die Geschichte von Richie und andere Schicksalsmelodien - The Pigs must die (1998) Nordrhein - Westfalen









Gassenhauer - Troopers (1998) Berlin

Commerzpunk - Fluchtweg (1998) Berlin


Ihr seid nicht frei... ihr glaubt nur dran - Toxic Walls (1998) Niedersachsen


Kein Weg zurück - Tetra Vinyl (1998) Sachsen - Anhlat


Die Zeichen steh'n auf Krieg - Versaute Stiefkinder (1998) Sachsen










Normalböse - Zaunpfahl (1999) Mecklemburg - Vorpommern




Prankenschlag - Schmutzige Taten (1999) Niedersachsen
Zurück aus Tasmanien - Amen 81 (1999) Bayern

Seniorenresidenz - Lost Lyrics (1999) Hessen
Deutschpunk-Revolte - WTZ (1999) Baden-Württemberg










Friedhofsdesateure - Hausvabot (2000) Berlin










Beissreflex - Fahnenflucht (2000) Nordrhein - Westfalen











Eigen Urin - Molotow Soda (2000) Nordrhein - Westfalen




Bordsteinkantengeschichten - Muff Potter (2000) Nordrhein - Westfalen

1 world 0 future - Terrorgruppe (2000) Berlin











Emanzenterror BRD - Rauschangriff (2000) Bayern

Auf dem Mond ein Feuer - Totenmond (2001) Baden-Württemberg

Bandera Pirata - Rasta Knast (2001) Niedersachsen
König der Meere - Rotz auf der Wiese (2001) Niedersachsen 


5,6,7,8, Bullenstaat ! - Die Ärzte (2001) West-Berlin










Bildfänger - Tut das Not (2002) Baden-Württemberg


Schätzchen, ich habe das Land befreit! - Dödelhaie (2002) Norhrhein - Westfalen

Zeiten ändern sich - S.I.K. (2002) Baden-Württemberg









Das Rock'n'Roll Imperium schlägt zurück - Casanovas Schwule Seite (2002) Nordrhein - Westfalen


Klasse 1A - Sondaschule (2002) Nordrhein - Westfalen
16 in Ventile in Gold - Chefdenker (2003) Nordrhein - Westfalen










Verseucht wegen eurer Gier -Bluthusten (2003) Nordrhein-Westfalen

Ungeliebt - Verlorene Jungs (2003) Nordrhein - Westfalen


Schwan - Turbostaat (2003) Schlewig-Holstein
Alarmzustand - Kasa (2003) Niedersachsen




Wir Ziehen Weiter Mit Dem Rock'n'Roll - Die Parasiten (2003) 


Widerstand - A.C.K. (2003)

Träum weiter - Massendefekt (2004) Nordrhein - Westfalen










Bleib Standhaft - N.V.A. (2003 ?) Berlin ? 

Guten Tag, mein Name ist Thomas - SPN-X (2004) Brandenburg











Wenig den Vielen und den Wenigen viel ! - Ex Nör Säx (2004) Baden-Württemberg


Ding Dong! Möchten Sie Eine Punkband Kaufen ? - Staatspunkrott (2004) Baden-Württemberg



Las Palmas O.K. - Duesenjaeger (2004) Niedersachsen

Nazis ham ne Scheissfrisur - Die Siffers (2005)  Baden-Württemberg
Aggressive Kunst - Toxpack (2005) Berlin









Wer erwachsen wird... - Thanheiser (2005)










Volltreffer - Irrenoffensive (2005) Schlewig-Holstein

Alles auf schwarz - Montreal (2005) Hamburg










Anderz - USK (2005)



Und... - Sonderangebot (2005) Schwyz [Schweiz]

Oma Hans - Oma Hans (2005) Hamburg
Alles Lüge - Ni Ju San (2005) Nordrhein - Westfalen



Schluss mit Wahnsinn - Nevermind (2005) Hessen








Krieg - Kondor (2006) [Österreich]

Schwarzes Blut - Betontod (2006) Nordrhein - Westfalen








Fusspils - Ostpunk (2006)

Discontent hearts and gasoline - ZSK (2006) Berlin

1080 Spuren - Supabond (2006) Nordrhein - Westfalen 


Uns kriegt ihr nich - Zeckenterror (2006)
Gegen euch aus Prinzip - Police Shit (2006) Sachsen








Bitte recht freundlich - Front (2006) Hessen












HerrenGedeck - Die Dödelsäcke (2006) Nordrhein - Westfalen


Verdammtes Leben - L.A.K. (2007) 









Strafbar - Missbrauch (2007) Bayern
... von Allem und Nichts ! - Abfluss (2007) Niedersachsen
Bewegt euch - Freibeuter AG (2007) Bayern

F§%ck dich selbst - Middle Class Fantasies (2007) Hessen












Denk laut oder vergiss es - Lükopodium (2007) [Österreich]










Jemand muß ja aufräumen - ESA Zecken (2007) Thüringen









Stil los ! - Kreftich (2007) Nordrhein - Westfalen

Sex und Punk und Religion - Die Gefahr (2007)
La Hermandad  En el principio fue el ruido - Die Toten Hosen (2008) Nordrhein- Westfalen



Auf raten - Kann ich mit leben (2008) Baden-Württemberg


Schwarzweiss ins Farbe - Patentblau 5 (2008)


Addiction - SS-Kaliert (2008) Nordrhein - Westfalen

Was is'n nu mit Revolution - Take Shit (2008) Baden-Württemberg










Der Fall der Mauern - Machtwort (2008) Berlin
  










Ihr nicht ! - No Exit (2008) Berlin

Wenn ihr es so wollt -Speichelbroiss (2008) Bayern










November 13th - November 13th (2008) Niedersachsen

Fixpunkte und Bojen - Supernichts (2008) Nordrhein- Westfalen

Feuer und Flamme - Planlos (2008) Nordrhein - Westfalen








... und keiner kann's verstehen ! - Noteingang (2008) Bayern
Krieg der Kulturen - OHL (2009) Nordrhein-Westfalen 


Entertainment overkill - The Bottrops (2009) Berlin

Minus.mensch - Alpinist (2009) 





Anders oder artig - Splash (2009) Rheinland - Pfalz










Widerstand - Rawside (2010) Bayern

Paula - Kafkas (2010) Bayern





There's no freedom, there's nur Scheisse ! - AUWEIA! (2010) Nordrhein-Westfalen
Immer wenn ich muss du - Supernichts (2010) Nordrhein - Westfalen 













Alles muss kaputt sein - Pascow (2010) Rheinland-Pfalz


Tot aber lebendig - BRDigung (2010) Northern Rhine-Westfalia










Asi.Arrogant.Abgewrackt - Abfukk (2010) Nordrhein - Westfalen

Atomparty - Wilde Zeiten (2011) Rheinland - Pfalz










Alles wird gut - Absturtz (2011) Schlewig -Holstein

Propaganda - Katz Kadaver (2011)  Nordrhein - Westfalen










Egoshooter - The Stattsmatratzen (2011) Berlin






Fehlpressung - Cotzraiz (2011) Nordrhein-Westfalen


Anaesthetic - Eat the bitch (2011) Hamburg







Zu den Takten des Programms -Adolar (2011) Sachsen-Anhalt










Ware Leben - AntiGen (2011) Niedersachsen 

Ein Schritt zu weit - Sonne Ost (2011) Thüringen
Ja + Amen - Stahlschwester (2012) Hamburg

Helden - Die Traktor (2012) Hessen
Wir in diesen Tagen - Kellergeister (2012) Rheinland -Pfalz

Gegen.Kult - Empowerment (2012) Baden-Württemberg



Tempo alter ! - Der Dicke Polizist (2012)

Alles ist vergänglich - Alarmsignal (2012) Niedersachsen



Wer hat all das Gift bestellt ? - Ausschlag (2012) Sachsen-Anhalt
Toleranzgrenze - Toleranzgrenze (2012) Baden-Württemberg

Fickt euch alle -Napoleon Dynamite (2012) Nordrhein - Westfalen










Punk bleibt punk - Kotzreiz (2012) Berlin










Dunkle Monologe - Wehrlos (2012) Sachsen










III - Gottkaiser (2012) Hamburg










Lehnt dankend ab - Frau Potz (2012) Schlewig-Holstein

Scheitern und verstehen - Feine Sahne Fischfilet (2012) Mecklemburg - Vorpommern








Fremde Spiegel - Varan (2012) Sachsen -Anhalt

Doch - Affenmesserkampf (2013) Schlewig-Holstein









Karibik - Mann kackt sich in die Hose (2013) Nordrhein-Westfalen



Holzschwert - Marathonmann (2013) Bayern






Kein Bock - Schwach (2013) Berlin 
Pauli - Rantanplan (2013) Hamburg

Familie und Beruf - Mülheim Asozial (2013) Nordrhein - Westfalen 










Dookie - Gedrängel (2014)Nordrhein - Westfalen



Öffnen​/​Atmen - I refuse (2014) Bayern




Jugend mutiert - KMPFSPRT (2014) Nordrhein - Westfalen 










Sturzflug - Lygo (2014) Nordrhein-Westfalen

Drei Legenden versuchen Deutschland zu ficken.. - Die Shitlers (2014) Nordrhein-Westfalen








Bis der Vorhang fällt - Platzverweis (2014) Niedersachsen
Deutschpunk muss sterben - Schleim (2014) Kentucky, alter.
Die netten Jahren sind vorbei - Missstand (2014) Kärnten [Österreich]










Blut Feuer Schmerz - Todschick Gekleidet (2014) Sachsen












Duschen auf Staatskosten - Die Dorks (2014) Bayern













Handy/Schlüssel/Portemonnaie (2014) Niedersachsen

Motorsäge - Inkasso Moskau (2015) Niedersachsen








Love Cult - Jungbluth (2015)



Arbeit/Macht/Scheisse - Arbeitsscheu reich (2015)
Mittelmeerromantik - Kellerasseln (2015) Thüringen

Helden der Provinz - Die Blumentopferde (2015) Sachsen









Keine halbe Sachen. Nur halbe liter - Ärger (2015)











Lieber tot als Sklave - C.O.R. (2015) Mecklemburg-Vorpommern



Ein Ende - Captain Planet (2016) Hamburg










Alles andere ist verboten -Los Bierholn (2016) Bremen

Viva la Nix ! -Eisenpimmel (2016) Nordrhein-Westfalen

The Irondick (...) is a band that got some history now, and may not be the easiest deutschpunk to get into, but in 2016 they really released what could considered a monument. More than 2 hours of non-compromising, tongue-in-cheek, satirical rock to punk rock tunes await you here.


Untermenschen in der Überzahl - Kannibal Krach (2016) Nordrhein-Westfalen


 I discovered them with their massive 'Das Ende der Spassgesellschaft' who was already angry, disturbed and above the rest "Not politically correct'. This was a very good record, but given the fact our world is going madder and madder I finally chose their last release to introduce them here. A subtle crossover of crust, deutschpunk and various metal subgenres, this plate shows the teeth the way punks should always do.




Punk vor Strichrechnung - Das frivole Burgfräulein (2016) Nordrhein-Westfalen










Kein Platz für Poesie - Borderpaki (2016) Schlewig-Holstein










Spackos Forever - Schmutzki (2016) Baden-Württemberg




















Ihr seid alle Scheisse - Lulu und die Einhornsfarm (2016) Berlin











 This is just my own personal selection, remember that there's a lot more to discover by yourself. And that sometimes some unknown remote band from the underground scenes can give you wonderful songs, even if you'll never find the whole record they were originally recorded on.

And also a special thanks to these YT channels, who are real gold mines :

untermenschtv
Pfennig Pfuchser
Chaostagefreak
Edgar Allan Punk 

And of course the deutschpunk online Bible : Parockitikum

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