vendredi 3 avril 2015

CHRISTINE AND THE QUEENS - CHALEUR HUMAINE

(2014)

 

Disclaimer : Haters gonna hate, so let's hate !



  Christine and the queens, c'est le nom de la nouvelle entité musicale mainstream qui vient me casser réellement les couilles. De temps à autre malgré un blindage underground pourtant solide les canons des médias généralistes parviennent à lancer un obus qui percent mes murailles d'ignorance. C'est enfermé dans une voiture lancée à 130 sur l'autoroute que j'ai été forcé de découvrir CATQ et ce malgré ma résistance à tout le baratin médiatique enduré depuis quelques mois déjà. Pour mieux survivre à ce viol de mon esprit, j'ai donc entrepris de vous faire un compte-rendu dans une optique cathartique. Pour ceux qui ignoreraient la future douleur à venir (heureux que vous êtes), je vous conseille ce puissant antalgique auparavant.


  En tant que brève mise en abîme de l'artiste disons juste que Christine est française, qu'elle a choisi le domaine de la pop et que le reste je m'en fous complet. Concentrons- nous donc uniquement sur le son. D'emblée deux choses se dégagent : un côté éthéré et relativement simpliste doublé d'un son orienté nettement vers les années 80. Ce côté versaillais m'a fait repensé à mes vieux albums de Air, voire au tout dernier Phoenix (celui avec la pêche, qui était excellent par ailleurs) mais il est ici terriblement édulcoré et disons-le nettement hipsterisé. L'ensemble est dépouillé, plutôt lent et empli de couches de synthé sans aucun scrupules, se rattachant sans difficulté à la filiation des albums soft pop de jadis. Ce minimalisme assumé et réfléchi est assez bien pensé, il faut le dire, même s'il reste assez fidèle à une certaine tradition hexagonale remise au goût du jour depuis que le hip-hop s’efface peu à peu dans les programmations des médias généralistes. Rien de bien méchant à dire sur le son en lui-même si ce n'est qu'il s'agit d'une version peu bandante d'autres productions plus anciennes, l'idéal pour les néophytes qui n'ont pas trop l'envie ou le temps de se mettre la tête à fond dans la musique de niche.

  Au niveau du chant on trouve une certaine complémentarité entre Christine d'une part qui s'accapare l'essentiel de l'espace et les Queens qui officient en chœurs à l'occasion. Tous officient indifféremment en français ou en anglais, passant de l'un à l'autre assez naturellement. Certains ont moqué cette alternance et l'accent franchouillard qui y transparait, mais il n'y a rien de bien problématique sur ce point. Pourquoi pas après tout. Non, encore une fois ce qui achève de faire passer l'album de "pas ce que j'aime mais bon..." à "grosse merde  pour les Inrocks que je vais me taper probablement encore 30 ans" c'est les paroles. Baragouinant dans un phrasé ténu et précieusement bourgeois un gloubiboulga vaguement poétique et sentimental, nous parlant apparemment des ses problèmes de cœur, Christine place la barre du ridicule assez haut. Placer une suite de mots disparates n'a jamais fait de bons lyrics, avant de l'encenser lisez 5 min les textes...  On retrouve également avec délice les classiques questionnements sur la sexualité ('Half-Ladies', 'It'), sur le rapport à l'autre dans une relation et tout les graves problèmes que peut rencontrer quelqu'un qui n'a jamais vraiment fini de se poser les questions qu'on se pose à 10-12 ans ('Nuit 17 à 52', 'Narcissus is back'). On s'en branle de vos problèmes de phallus freudien, pas la peine d'en faire des albums putain ! Les clous du spectacle sont sans hésiter la reprise du Christophe, cette icône du-plus-loin-dans-la-dépression-que-le-doom, qui se voit réduite à une élucubration pop légèrement autiste et l'affreux 'Science fiction' qui semble sorti de la fameuse compil 'Worst of the early new wave, demos and hopefully forgotten rarities' avec son ambiance de n'importe quoi généralisé absolument à vomir...

  Au final, chez CATQ tout n'est que du vent, du vide pour petits bourges et gamin(es) écervelé(e)s. Malgré donc la proximité musicale de cet album avec les classiques de la pop éthérée estampillée "années 80", il n'y a rien à en retenir, sinon que les médias généralistes sont décidément très forts pour faire d'une daube insipide une révélation. Un des albums que j'ai le plus détesté écouter de ma vie, aux côtés de celui de Mélanie Laurent et des wesh-wesheries tiers-mondo-misérabilo-islamistes. Sérieusement.






Recommandé : que dalle, fuck this shit ! Allez vous acheter du gangsta rap à la place vous serez gagnant !

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