vendredi 3 janvier 2014

BEST OF 2013


   L'année vient de s'achever et il est donc de bon ton de fournir le traditionnel article présentant ce qui a le plus tourné sur mon Mac. Je ne sais pas si celà vous intéressera outre mesure, mais c'est parfois sympa de regarder un peu le bilan de l'année écoulée, d'écrire de courtes critiques sur des albums autrement mieux abordés ailleurs, puis tant qu'à faire  les exposer à la face du monde.


JANVIER


True North - Bad Religion (2013), punk rock un peu commercial mais pas trop

   True North c'était LA sortie de janvier. Après avoir un temps considéré écrire un article rien que pour l'album, je me suis dit que j'en parlerais juste pour le présent best of. Un album de haute facture, Bad Religion  livre une bonne came, nous permettant d'oublier un peu que ce sont des gros putains de vendus tout de même.


Alles ist vergänglich - Alarmsignal (2012), deutschpunk

   Petit surplus de 2012, année phare du punk allemand, cet album marque un tournant pour les Alarmsignal qui sont devenus un nom fiable au sein de la scène, avec un son intéressant qui plus est.







Earth and sun and moon - Midnight Oil (1993), pop rock


  Un album bien peu connu de par nos contrées, et vous vous en doutez c'est dommage. Peut-être pas le meilleur de la discographie de Midnight Oil, mais il amène le groupe phare des 80s vers la fin de sa carrière sur la bonne pente, avec un état d'esprit presque alternatif, voire world music, mais sans le côté bobo à la con qui allait pourrir la décennie suivante.



Unstille - Der Weg einer Freiheit (2012), black metal "philosophique"

  Très bonne production, message plus cryptique. Riche en émotion. Juste ce qu'il faut.

 

 

 

 

 

 

 

 FEVRIER


Noirs et professionnels - Roi Heenok (2012), east coast old school mutafukaz

   Le seul album de rap que j'ai écouté en 2013. Le Roi Heenok, c'est la mauvaise blague de laquelle on devient fan par la suite au premier degré. Son bien pourri, East Coast à l'ancienne, featuring de rêve, le Roi est chaud et nous présente ses connexions mafia illuminati dans un packaging mi-glauque mi-ridicule. Tu vois ce que je veux dire.



God hates us all - Slayer (2001), thrash metal

  En 2013, on m'a pour la première fois très gentiment demandé de me convertir à la foi venue de "par-delà la Méditerranée", parce que paraît-il "je suis intelligent". A peine cette saugrenue requête tomba-t-elle dans mes oreilles que me vint à l'esprit 'God hates us all'. Comme une évidence. J'ai enfin compris pourquoi les métalleux s'en prenaient depuis 30 ans à la religion, et je n'ai jamais été autant en adéquation avec ce très bon opus de Slayer. Parce que je suis intelligent, il paraît.

MARS


For those who wait -Fireflight (2010), rock chrétien

  Jamais je n'aurais pensé un jour aimer un album de rock chrétien AMÉRICAIN. Et pourtant, leur son très efficace et accessible m'a retenu assez longtemps. Je ne me suis posé des questions sur Dieu, le Christ et toute la quincaillerie (bref vous voyez le topo) que bien plus tard dans l'année, et ce n'est pas cet album qui m'y a poussé. Il ne vous fera donc pas gerber, comme toute la merde ricaine évangéliste,  a priori.

 

 AVRIL


Med is i magen - Asta Kask (1985/1991), trallpunk 

   Un petit classique par un des piliers-fondateurs du "pop-punk" suédois. Rapidité, morbidité et légéreté des mélodies, tout y est en plus d'une langue suédoise collant idéalement à l'ensemble. Un album peu connu à l'internationale, on s'en doute, mais c'est bien dommage car il est la preuve qu'on peut être pop et punk à la fois sans vendre son âme pour autant. Un peu comme si The Descendents avaient été autre chose qu'une hype préhistorique.

 

MAI


Egoshooter - The Stattmatratzen (2011), pop/deutschpunk

  Un des prolongements de la carrière d'Archie Alert - prosternons nous- un peu moins déluré et sexualisé que les T.C.H.I.Ks, mais dans un esprit proche néanmoins. Tantôt marrantes, tantôt insupportables, ces Allemandes fournissent un son énergique suivant les préceptes aggropop à la lettre. Si on est dans le bon état d'esprit, que du bonheur. Sinon attention à l'indigestion.
Pauli - Rantanplan (2013), ska punk

   Très bonne livraison d'un ska-punk mi-festif, mi-rebelle de la part d'un groupe dont je n'attendais absolument rien. Une des très bonnes surprises de l'année.







JUIN


New York, Rio, Rosenheim - Sportfreunde Stiller (2013), pop

   Cet été-là les Sportis sortaient enfin leur nouvel opus. Frais, divertissant mais pas con-con pour autant, les Bavarois sont revenus très en forme pour un CD teinté de sonorités pop assumées et un brin orientées vers le son des 80s. Le seul album purement pop que j'ai écouté sur la durée en 2013.





The forsaken - Antestor (2005), unblack metal


  Toujours en quête de musique de bon goût, et de concepts contradictoires, le black metal chrétien, c'était sur que ça allait me plaire. Mais je ne pensais pas à ce point. Noir, âpre et surtout crédible la plupart du temps, un des meilleurs albums de black metal qu'un "cazu" dans mon genre ait pu trouver. 

 

 

 

 

JUILLET


Take off your pants and jackets - Blink 182 (2001), pop-punk


  Que dire ? Juvénile, annonçant la mort clinique de MTV, abrutissant malgré quelques très bons morceaux musicalement parlant. Blink 182 dans ses plus grandes heures ou comment faire du punk de fillette pas vraiment punk.





For the punx - The Casualties (1997), joke punk

    Il y a une tendance de fond à blâmer les Casualties que je peux comprendre, en partie du moins. Mais tout de même pour les avoir vu en live, je peux vous dire que je sais pourquoi ces punkeros suscitent autant d'enthousiasme chez leurs fans. Et ce premier effort, édité après 7 ans de concerts dans la région de New York, remplit pleinement son objectif : donner une seconde jeunesse au son punk mort vers 1985. Et rien que pour ça, merci aux Casualties.


Fickt euch alle - Napoleon Dynamite (2012), hardcore deutschpunk


   Parce que "allez tous vous faire foutre".

 

 

 

 

 

 

 

 

AOUT


Phantom Antichrist - Kreator (2012), thrash metal/death metal mélodique

   Autant le Big Four faisait partie de ma vie depuis...toujours, autant j'ignorais complétement les œuvres du "Big Three". Kreator comme Sodom étaient certes des vieux noms que je connaissais, mais c'est cet album-là qui m'a mis la tête dans leurs discographies respectives. Et croyez- moi, j'étais sur le cul d'entendre un truc "comme dans les 80s", même si une influence manifeste du death metal mélodique et commercial à la Arch Enemy est palpable ici ou là.

Heralding - The fireblade - Falkenbach (2005), folk/black metal

  Cet été je suis parti pour la steppe sans fin de l'Est et je voulais un bon album pour m'accompagner. Un truc bien de chez "nous" avec Odin, Thor, et tout le toutim. Idéalement folk, léger et mâtiné de passages puissamment black, j'ai adoré l'écouter en boucle comme celà m'était pas arrivé depuis le lycée.

 

 

 

SEPTEMBRE


Wolfszeit - Varg (2007), death/black metal

  On continue avec des Allemands qui parlent des anciens dieux comment qu'ils étaient vachement trop mieux. C'est toujours les mêmes histoires de "païens" du XXIè siècle qui n'ont pas digéré que les chrétiens bottent le cul de leurs ancêtres, sur une soupe plutôt death metal mais avec quelques passages  à la black. Pas toujours très consistant, certaines pistes sont pourtant bien efficaces et méritent le détour. Au fait, Varg m'a quand même étonné avec son récent virage "Hard FM", et rien que pour ça, respect.


Krieg der Kulturen - OHL (2009), deutschpunk de droite

  Au cours de cette année riche en rejet de l'Autre (parce que l'Autre, il casse quand même bien les couilles, entre nous), cet album nerveux, rapide, et très politiquement incorrect s'est mué en bande-son du moment. Prenez un brin de deutschpunk populiste, de l'anarcho-libéralisme et un son travaillé dans les moindres recoins pour arriver au meilleur du punk célère et vous aurez un album typique de OHL. Comme celui-ci.

OCTOBRE


 Hysteria - Def Leppard (1987), rock/metal à moumoute

  Parfois un petit retour aux sources s'impose de lui-même, et souvent on se reprend à ressortir  un vieil album du temps où les moumoutes régnaient en maîtresses sur la Terre, pour le meilleur comme pour le pire.






Belfast - Toxic Waste (1987), anarcho-punk

  Sortie posthume pour un groupe nord-irlandais très "inspiré" par Crass. La qualité d'enregistrement est bien entendu DIY, l'engagement anar au centre des paroles, mais il y a tout de même un je-ne-sais-quoi dans ces mélodies qui les rapprochent également des Cranberries et de leurs doucereuses ritournelles. Pas forcément génial, mais on y trouve quelques bons moments de bravoure anarcho-punk tout de même.



NOVEMBRE


Left hand path - Entombed (1990), death metal

Le death metal me faisait déjà bien chier dans les années 1990, car :
- ses thèmes et visuels sont complètement mongoliens
- c'est beaucoup d'agitation pour pas grand-chose au final
- c'est quand même un truc d'ado trop cons pour devenir des punks.
Mais bon, cet album était franchement nickel pour du death metal, et je comprends qu'il soit cité ad nauseam.




Those once loyal - Bolt Thrower (2005), death metal


  Non, non, je n'aime toujours pas le death metal. Mais par contre Bolt Thrower mérite bien son rang de groupe culte. Leur dernier LP en date est ainsi une petite boucherie venant compléter une discographie forçant l'admiration. Cet album est sale, incisif, sans concessions, comme la guerre.
 





 Toxicity - System of a down (2001), metal dit alternatif de mon cul

System of a down m'a bien pompé l'air dans les années 2000 car :
- ses thèmes et visuels me sont complètement étrangers
- sans la musique traditionnelle arménienne, ils ne seraient pas allé bien loin...
- c'est quand même une pompe à fric de nos jours
Mais bon, à force que mon collègue me le mette plusieurs heures par semaine, j'ai fini par bien aimer certaines pistes de cet album. Mais à force seulement, hein.


DECEMBRE



Twilight of the thunder god - Amon Amarth (2008), death metal melodique

  Vous le savez maintenant : le death metal craint. Sauf Bolt Thrower. Et sauf Amon Amarth, qui arrive à débiter des morceaux marketés, un poil brutaux mais tout de même riches en mélodicité et même en émotion (!). Honnêtement écoutez la piste-titre et la dernière, 'Embrace the endless ocean', et dîtes moi que ces gars ne savent pas s'y prendre.



Aealo - Rotting Christ (2010), metal dit extrême

  Rotting Christ était dans ma fameuse liste datant du collège intitulée "le metal, c'est nul"  voisin d'Impaled Nazarene. Les deux étant crassement black metal avec des Jésus pas très en forme dans leur nom, et issus de pays de seconde zone. Mais là c'est la putain de Grèce qui transpire de chacune des pistes de ce petit bijou primitiviste et metal à la fois. Alors on ne déconne plus.



Holy Diver - Dio (1983), heavy metal

  Bon, je peux bien vous le dire... j'étais dégoûté quand Dio est mort. Et parfois, ben, il me manque, snif, snif.
Excellent album un brin archétypal, mais qui dans l'ensemble a bien vieilli. Le genre où après la première écoute on se dit "mais pourquoi j'avais jamais écouté avant ?!".




Dark roots of earth - Testament (2012), thrash metal

   J'avais bien apprécié (comprendre par là avoir été à fond) leur opus précédent, mais j'ai été encore plus satisfait avec celui-ci. Comme une petite rétrospective tournée vers demain, le groupe  nous offre certaines de ses meilleurs compositions ici, et tente même de légères incursions vers d'autres genres plus jeunes que le thrash. Un très bon album et un de ceux qui permettent de penser qu'il y a un quelconque avenir pour le thrash.

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