jeudi 19 décembre 2013

WENN DER WIND SICH DREHT - POPPERKLOPPER

(2013)



   Popperklopper, Popperklopper... Quelques morceaux de bravoure punk des plus épiques, dignes de l'Olympe des épingles à nourrices, au milieu d'un fatras plus conformiste et un brin insipide. C'était ainsi que je vous aurais résumé la carrière relativement conséquente de ce groupe de Trêves. Espoirs constamment déçus de la part de ceux qui auraient pu, auraient dû, être les égaux de Wizo, Terrorgruppe et consorts. Sorti chez LE label deutschpunk à suivre du moment, Aggressive Punk Produktionen, le nouvel album ne dénote pas dans la discographie des Poppies.

   Aussitôt la première piste on retrouve le son à la croisée des productions ouest-allemandes des achtziger et du punk ricain des 90s, en maturation depuis déjà la douce époque de Kalashnikov Blues, leur premier LP. Le poids des années a amené avec lui, de nouvelles influences discrètes et rock'n'rollesques présentes depuis quelques galettes et s'exprimant ici à nouveau pleinement entre deux lignes de gratte rentre-dedans et punky à souhait.
  Un gros travail a été fourni notamment au niveau des solis, plus complexes et plus en adéquation avec le reste qu'auparavant, rendant l'ensemble bien plus chaleureux et moins aride que sur leurs anciens morceaux. Toutefois la ligne est ténue et parfois l'on s'oriente définitivement sur une mélodie empruntant trop au rock des 50s Papa Chubby-style ou à Iron Maiden, pour simplement le faire...
  Notons également que le couple basse/batterie est fidèle à lui-même et n'a pas beaucoup de nouveautés à nous offrir. Pas de surprises de ce côté-là.

  Au niveau vocal, on retrouvera avec plaisir la voix de Carsten Junk, bien en forme. Son grain de voix, qui n'est pas sans évoquer celui d'un équivalent schleu de Greg Gaffin, porte toujours aussi bien des lignes mélodiques percutantes tantôt vindicatives, tantôt plus légères. Celles-ci portent des textes parfois en anglais, parfois en allemand, abordant un large faisceau thématique. On passe ainsi des critiques sociales, des dénonciations des abus de la guerre ou de la scène dans les règles du punk à des thèmes plus personnels comme l'amour ou le relativisme des sentiments de l'être et du ressentir (ou un truc approchant). Et comme à l'habitude pour les formations adeptes du bilinguisme, ce sont bel et bien les textes en hochdeutsch qui seront les mieux tournés et les moins teubés.

  Au final, Popperklopper ne parvient toujours pas à sortir l'album qui tue mais s'affirme comme une valeur sûre de la scène (ouest-) allemande, procurant un son un brin redondant mais dans l'ensemble efficace. Tiens, comme Bad Religion en fait.



Recommandé :
-'Der Himmel verfärt sich rot'
-'Szenepolizist'
-'Utopia' relativement à l'américaine
-'Teufelskreis' bis zum Untergang, tu l'as dit...

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