dimanche 22 décembre 2013

POLICE STORY - THE PARTISANS

(1981)



  Ce qui est incroyable avec cette explosion de punk britannique post-1977, c'est qu'on trouve en fouinant un peu un nombre incalculable d'albums de bonne facture, dénotant l'effervescence qui a dû sévir à l'époque outre-Manche. Et si vous êtes comme moi parfois en manque de ce frisson punk originel, vous devriez apprécier cet album.

  Arrivés un peu tard sur le marché du punk, les anciens Partisans du pays de Galles n'ont pas atteint un statut cultissime comme les Clash ou les Exploited, mais on  peut retrouver leur influence à droite, à gauche, si l'on pousse les recherches. Ainsi leur bassiste s'est retrouvé dans Transvision Vamp, groupe de pop-rock MTVesque relativement populaire à la fin des 80s, afin de frayer avec Bush (le groupe, pas le président, hein). A l'image des Agent Orange et autres Adolescents californiens, ces Gallois proposent un son préfigurant déjà celui qui émergera à la fin de la décennie sur la Côte Ouest avant de conquérir les rotations de MTV au tournant du siècle.

  Musicalement, on a le droit à 16 pistes rapides, légères et rentre-dedans sans parents faibles. Les rythmiques simples couplet/refrain/couplet ne versent pas dans le hardcore frustre et impriment aux riffs destroys et acides de la guitare un tempo idéalement bondissant. Un appel à pogoter, tout simplement. De même, la basse est juste terrible sur cet album, bien mise en avant qu'elle est, et donne une certaine chaleur et candeur aux morceaux. Des accents légers, voire des solis bluesy apparaitront de temps à autre de façon bienvenue, jouant sur les ruines du son des pionniers du punk anglais. Définitivement un des sons les plus affinés dans le registre de l'époque, pas assez méchant pour être lassant et pas assez gentil pour n'être que du pop-punk marketé. Le pied.

  Le chant est délicieusement dégueulasse, fortement marqué par un accent local  -gallois j'imagine- , et vous martèlera  des refrains simples, accrocheurs et frondeurs qui pourraient résumer l'éthos du punk dans ce qu'il a de plus pur. Ainsi ces '17 years of Hell' ou ' I never needed you' viendront s'inscrire définitivement dans votre esprit et vous donner des idées de révolte malgré vous. Au niveau de l'esprit vous l'aurez compris on est en plein dans le registre classique du bon keupon british à l'ancienne, un brin de pessimisme, un brin d'attitude, un peu de colère et on mélange.

Au final, un très bon album de punk anglo-saxon de l'époque, vrombissant, un brin acide et dénué de toute la lourdeur assommante du son des eigthies bête et méchant.



Recommandé au milieu d'un ensemble homogène :
- '17 years of hell'
- 'Power the greed' aux accents furieusement proches de ceux de Chaos Z !
- 'I don't give a fuck'
- 'Fire'
- 'I never needed you'
- 'Partisans'

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