mardi 15 octobre 2013

12 MORCEAUX QUI TUENT

   Il y a des morceaux comme ça, dès la première écoute on les aime tellement, qu'on se surprend à appuyer frénétiquement sur le bouton "lecture" encore et encore. Et parfois plus de dix ans après, à chaque écoute, le phénomène reprend. Voici une liste sans prétention, avec quelques uns de ces rouleaux compresseurs.

01. Rotten to the core - Rudmentary Peni (1983)



  Quand j'étais jeune ce morceau m'a littéralement retourné la tête. Ce son acide tournant en boucle et ce chant hors normes, c'était un des trucs les plus addictifs et les plus maladifs parmi les compils de vieux punk anglais qui traînaient à droite, à gauche. Je l'ai déjà dit ailleurs, mais de plus la critique contre la première vague du punk fait complétement sens, même si j'aime les groupes britishs de toutes les périodes.

02. Holiday in Cambodia - Dead Kennedys (1980)



  Une ligne de basse mythique et un refrain puissant. On a beau ne pas aimer ce groupe, ce morceau est excellent, et fait transpirer une certaine tension. De plus en Occident, on en finit plus de se branler sur Hitler, mais hormis chez les gens un minimum intello, on ne pense jamais à Pol Pot, autre incarnation que je trouve bien plus effrayante que Dolfi, de la cruauté humaine et des totalitarismes.

03. Seasons in the abyss - Slayer (1990)



  Lorsque j'étais môme ce clip m'avait assez fortement marqué. Ces pyramides, ces cavaliers, tout celà avait l'air ancien et quelque part participait d'un rituel maléfique. Comme le son alternant entre glauque et puissance, un chef d’œuvre de travail. Quelques années après 'Come as you are' de Nirvana m'avait fait penser à ce clip, mais sans sa puissance, alors que le 'Territory' de Sepultura avait déjà un doux arrière-goût de repompé. Dernière chose, voyez comme le monde change, vous verriez à l'heure actuelle un groupe avec des paroles comme celles de Slayer jouer au pied des pyramides d’Égypte ?  

04. Undead - Hollywood undead (2007)



  Le rap-rock n'a jamais été cool, et est toujours resté un canard boiteux le cul entre deux chaises. Pourtant même au milieu des nouveaux groupes des années 2000, il y a des bonnes petites pépites. Tendu, méchant mais pas trop, tant que l'on ne se penche pas franchement sur le contenu lyrique des paroles, un morceau bien accrocheur.

05. No guts, no glory - Bolt Thrower (1998)



   Je n'aime pas franchement le death metal, ni Warhammer, ni même les thèmes guerriers à outrance. Mais cette ligne mélodique reste tellement en tête et est si bien balancée par ce break monstrueux que ce morceau traîne depuis une éternité dans mes playlists. Ouais pas de tripes, pas de gloire.

06. Fahnen im Wind - Berliner Weisse (2013)



  Le morceau le plus récent de cette liste, mais quel morceau. Ce groupe de Oi! berlinois est peut-être à suivre tant ils sont à l'aise avec leurs instruments et font de surprenants détours vers le métal, avant de retourner sur le son skin bien à l'ancienne. Alors même si c'est un énième morceau contre la frange un peu trop natio du rock allemand, j'ai super accroché sur la piste, sauf peut-être la fin un peu trop guillerette. Et puis cet enchainement entre le Notre Père, la tombe Punk Rock et le début bien lourd est juste terrible.

07. 18 and life - Skid Row (1989)


 

  Dans la liste des vieilleries MTVesques bonnes à se repasser, il y a les deux premiers albums de Skid Row et leur tubuesque 18 and life, une des meilleures power ballades de tous les temps sans doute. Marrant de songer que celà part de la lecture d'un fait divers, triste et sordide.

08. Phantom Antichrist - Kreator (2011)



  En 2011 quand j'ai vu que Kreator était toujours dans le circuit, je me suis demandé s'ils avaient persisté dans leur approche extrêmiste du thrash pré-death metal. Oui et non. Oui car ça tape exactement comme à l'époque en reprenant les mêmes sempiternels thèmes (l’Antéchrist sérieux, la guerre nucléaire, sérieux...) et non car la production bien marketée de Nucleat Blast se fait sentir. Et pour une fois le marketing, ça le fait. Pour un peu je me serais retrouvé à la fin des 80s, quand le thrash était LE truc qui allait trop loin.

09. Troops of tomorrow - The exploited, the Vibrators cover (1982)



  La guerre ça nous parait bien lointain. Je veux dire le fait d'étriper un autre groupe de mecs pour servir un drapeau, tout ça, tout ça, c'est tellement loin maintenant. Ben non, les jeunes. La guerre c'est comme le reste, ça revient quand on s'y attend le moins. On est tous les troupes de demain, même si la conscription est, Dieu merci, suspendue. Pour les Anglais de 1982, cette reprise encore mieux que l'originale, allait avoir la voix de Cassandre, la crise des Malouines pointant le bout de son nez.
Ambiance électrique et puissante servie par une batterie mythique, un putain d'hymne.

10. Cult of personality - Living Colours (1988)



  Je me plains grosso modo tout le temps du rap. Mais quand j'étais gosse, les Afro-américains étaient sur la bonne pente. Avant de sombrer dans une des pires auto-parodies ethniques de tous les temps. Espérons que le fait que CM Punk abuse de cette super bonne piste pour ses entrées va faire changer un peu les choses dans le bon sens. Technique, intéressante, avec un fond, que voulez-vous de plus ?

11. Greif ein - Dritte Wahl (1996)



  Un riff d'intro simple mais d'une telle force. Comme 'Troops of tomorrow' il s'agit bien là d'un hymne guerrier mais cette fois-ci contre l’État et la Staatsgewalt des demos. Culte, mauvais, lourd, du metal joué par des punks d'Allemagne de l'Est, un vrai moment de bonheur.


12. Genocide - Roi Heenok feat. James l'Escroc (2011)



  Je ne voulais pas finir que sur du gros son de blancs. Alors j'ai bien réfléchi et je me suis rendu compte qu'à deux morceaux pop ou reggae près, c'était bien cette piste que j'avais le plus écouté en boucle en dehors de mes sentiers de prédilection. Un son glauque, répétitif, un Roi Heenok en pleine défonce, des lyrics crytpo-sataniques. C'est le morceau de merde qu'on écoute pour rigoler, et après on devient accro à ce son meurtrier. L'arroseur arrosé.

  Oh et puis tant qu'à faire voici l'autre morceau en dehors de mes circuits de prédilection dont je ne me lasse jamais. Du lourd, niggaz.



BONUS


Parce qu'il en faut pour tous les goûts.


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