samedi 28 septembre 2013

HALLELUJAH - IGORRR

(2012)


   Jusqu'à présent j'avais du mal à décrire ce qui se passe dans ma tête le matin vers 9h après trois heures de sommeil en tout et pour tout pendant qu'on me raconte des trucs dont je m'en fous éperdument en cours/au boulot. Mes oreilles captent les sons, mais mon cerveau laisse la part belle à l'inconscient vaseux et parfois, la somme discographique sommeillant au plus profond de mes neurones entre en collision. Avec cet album c'est la première fois que j'entends quelque chose en adéquation avec ce sentiment étrange de superposition.

  Superposition, schizophrénie, sens artistique/autistique aigu, voilà comment résumer en quelques mots ces 11 pistes complétement folles. Si l'ensemble est au stade ultime du progressif, il y a tout de même un fond commun, une trame que partagent tous les morceaux. Igorrr recourt à des styles très éloignés qu'il va travailler en patchwork, les collant les uns à la suite des autres, les uns sur les autres, les uns dans les autres. Ainsi on aura invariablement une rythmique endiablée de type "breakcore" (à ce qu'on m'a dit) qui sous-tend des riffs tantôt death, tantôt black, avec des pauses de classique barocco-chrétien. Ou autrement dit, 500 ans de musique occidentale balancée dans les oreilles simultanément,  avec en bonus des bruitages débiles, aspirateur ou cuicui de poussin au choix.

  Nullement besoin de texte pour compléter le tout, ici le son se suffit à lui-même. Seules quelques lignes classiques et un ou deux beuglements s'invitent de temps à autre à l'improviste au gré des fluctuations d'ambiance, conférant à l'ensemble une très reposante neutralité. On notera également dans le même esprit le nom des différentes pistes où l'on mettra ce que l'on voudra.

  Au final, Igorrr parvient à aller un cran au-dessus de tout le monde, repoussant encore les frontières du possible atteignable pour tous les bidouilleurs sonores avec cette galette sortie le jour de la fin du monde. Une expérience auditive unique que vous allez adorer détester, détester adorer ou juste adorer. Voire juste détester malheureusement si vous ne lui donnez pas sa chance.





Recommandé parmi un mélange étrangement homogène :
- 'Tout petit moineau'
- 'Corpus tristis'
- 'Ultimate psalm'
- 'Scarlatti 2.0'


NB :Salut à vous et merci d'avoir parlé de cet album et des autres, cher commentateur anonyme ;).

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