lundi 29 juillet 2013

LES DISQUES DE MON ENFANCE (MEME SI VOUS VOUS EN FOUTEZ)

  Dans la vie, on ne part pas tous avec les mêmes armes. C'est triste mais c'est comme ça. En matière de musique c'est exactement pareil. Au collège, j'étais toujours fasciné et dégoûté à la fois par les connaissances musicales de mes pairs, résultant encore à cet âge-là des classiques de ce que l'on pourrait appeler "la cellule familiale"  ou "le milieu". Peut-être raconterais-je un jour ma vie personnelle plus en détail ici, mais au fur et à mesure des bastons de récré et des heures de colle qui suivirent durant mes jeunes années, je fus amené  à côtoyer les pires des weshs weshs du coin. Bien contre mon gré. Les "reubeus" ne juraient que par le rap ou le rai du Bled, ce qui n'est un secret pour personne, mais les "wiggers" ou "weshs blancs" issus des milieux prolos, eux, semblaient toujours découvrir la musique ex nihilo. Leur idolâtrie pour Tupac et les corollaires, alors qu'ils étaient eux-mêmes des putains de racistes, était un phénomène captivant.
   Quand par mégarde ils connaissaient quelque chose datant d'avant le boom du gangsta rap US en France ou de son imitation, les copiers-collers de NTM genre Alliance Ethnik et co., c'était toujours de la merde sans nom. De la volksmusik tyrolienne dégueulasse, les tubes des fêtes de village et je vous en passe. Ces pauvres âmes égarées étaient parties avec les mauvaises munitions dans la vie, ils étaient destinés à faillir. A croire que la musique, c'est bien plus que du divertissement, un vrai kulturkampf dis-donc.

   Fin de la digression inutile, voici donc une liste non exhaustive de mes classiques absolus, ceux que je connais depuis la prime enfance, qui ont fait partie intégrante de ma vie toutes ces années, permettant de brûler les étapes de la découverte de la musique à l'adolescence et de ne pas se perdre définitivement dans les vicissitudes du death metal old school ou de l'anarcho-punk. Beaucoup datent des 80s et sont des succès de l'époque, forcément vu que les grands n'allaient pas sur bittorent, hein. L'ordre ne veut par contre rien dire.


26. IV - LED ZEPPELIN (1971)
Bien qu'un peu trop bluesy, trop ancien, trop tout ce que j'aime pas d'habitude, ce fut un des albums qui a trainé bien longtemps dans l'air du temps lorsque j'étais môme. Led Zeppelin est depuis ce temps resté un sacré mystère à mes yeux... Et ce vieux bonhomme me dérange toujours autant.








25. Appetite for destruction - GUNS'N'ROSES (1987)

Axl Rose, c'était la rock star absolue il fut un temps et cet album fut l'un des meilleurs à avoir été créé avant la chute du Mur. Remettant les choses à leur place dans le rock game, les Californiens allaient être parmi les premières méga-stars ultra-médiatisées comme Madonna ou Michael Jackson. On ne pouvait leur échapper.






24. Breakfast in America - SUPERTRAMP (1979)

Excellent album déjà abordé ici. Radotage, quand tu nous tiens.











23. Boston - BOSTON (1976)

Autant le dire pour moi les 70s c'est la préhistoire. C'est sale, mal-foutu et rempli de hippies horripilants. Et ABBA. Pourtant quelques trucs excellents émergent au mitan du heavy, du soft-rock et de la pop. Boston est de ceux-là. Et tellement mieux que Chicago ou Kansas, ou n'importe quel autre groupe géographique.







22. The best of the doors - THE DOORS (1985)


Classique entre les classiques, chaque piste est une tuerie. Et pour une fois le claviériste est un vrai génie. R.I.P.








21.  Hunting high and low - a-HA (1985)

'Take on me' et son clip animé n'a pas dû traumatiser que moi. Si on passe au-delà des critiques bas-du-front faisant de cet album un "truc pour meufs" pour ne pas dire "un truc de pééédéééé, ouais, sisi", on découvre des morceaux plutôt techniques et prenants au service d'un son tout de même relativement original.







20.  Head games- FOREIGNER (1979)

Un vrai album de rock stylé de bout en bout, ça vous branche ? Tombé complétement dans l'oubli chez "nous", Foreigner est un de ces groupes qui font partie de l'héritage culturel des WASPs américains, mais ce n'est pas pour rien. En plus, si on fait abstraction du fait qu'elle est dans des chiottes pour mecs, cette fille était sacrément mignonne. Mais là on s'égare.






19.  Love at first sting - SCORPIONS (1984) 

Comme tous les jeunes nés à moins de 500 km de l'Allemagne, je connais très bien Scorpions. Tout le monde écoutait Scorpions, même ces idiots de Français. Alors, oui, encore du hard rock qui parle d'amour. Mais c'est Scorpions putain !








18.  New Jersey - BON JOVI (1988)

 Tiens en parlant de hard rock qui parle d'amour. Kitschissime mais génialissime, un des meilleurs produits de la scène à moumoute aujourd'hui descendue en flammes. Ça me fait toujours quelque chose, ce style. J'adorais enfant. Et comme je suis pas le seul à me passer du vieux son en secret, méfiez-vous, un retour possible aux bonnes vieilles valeurs moumoutex est envisageable.






17.  Eye in the sky - THE ALAN PARSON'S PROJECT (1982)

Radotage seconde partie. Production soignée, textes à sens multiples, son léger mais saisissant même les plus petits. Sous-estimé, banni des tops sur internet faits par des trentenaires de grandes villes à la con mais un des meilleurs actes de la pop selon moi.






16.  Who's next ? - THE WHO (1971)


Tous les neuneus qui mattent des séries télé US sur leur écran connaissent les Who maintenant. Mais combien les apprécient réellement ? Les Who comme les Stones sont ce qu'ils sont mais ils ont gardé cette merde de rock game vraie. Tu vois ce que je veux dire, han ?






15.  Nevermind - NIRVANA (1991)













14.  Face value - PHIL COLLINS (1981)


Un visage, une voix et une carrière solo en dents de scie offrant le meilleur et le plus ridicule. Phil Collins pas encore émancipé de Genesis, qui sortira une paire de morceaux énormes durant la décénnie, nous donne lui aussi à boire et à manger. Si les morceaux joyeux ne sont pas trop mon truc, certains autres sont des purs bijoux, notamment au niveau du jeu de batterie. Comme ils disent sur Youtube, une chance de "grow up with this kind of s**t". Même les gros rappeurs US sont sur le pénis avec ce CD.




13.  Hotel California - THE EAGLES (1976)

Tous les amateurs de brutalité cachent un ou deux albums softs, je l'ai déjà dit. Celui-là est caché chez beaucoup de monde. Comment ces gars ont réussi à faire de l'aussi bon soft rock ?










12.  Demons and wizards - URIAH HEEP (1972)

Un des morceaux qui me rendait bargeot enfant, c'était 'Easy Livin''. Les années passant je suis toujours aussi fan de cet opus, un des pionniers du heavy, trop underrated ou oublié par les générations actuelles de metalheads.









11.  Asia - ASIA (1982)

Radotage part. 3. Claviers, super sono, compo mièvre mais sincère. Kiff.











10. T.N.T. - AC/DC (1975)

Bon Scott et plus largement Angus Young font partie de ces personnes qui nous ont accompagné tout au long de nos vies. Fan inconditionnel d'AC/DC depuis mes 5 ans, T.N.T. est toujours là dans un coin, prêt à être réécouter. La mort de Jeff Hanneman nous l'a rappelé, il va falloir se préparer à vivre dans un monde sans ses gars. Dur.






09. Afterburner - ZZ TOP (1985)

Enfant je voulais une DeLorean et cette voiture capable d'aller dans l'espace. Blague mise à part, la transformation des Texans barbus en machine eighties, m'a toujours paru intéressante.
Mais vous pouvez quand même m'offrir une DeLorean si le cœur vous en dit.








08. She's so unusual - CINDY LAUPER (1983)

Seule femme du classement (c'est involontaire, sorry), cette bonne vieille Cindy était un espèce d'OVNI en liberté mais avec quand même un certain talent. Quoiqu'il en soit, ce CD m'a vraiment marqué.









07. Brothers in arms - DIRES STRAITS (1985)


Encore un de mes albums favoris toute périodes et styles confondus. Mark Knopfler et ses comparses nous livrent là, un CD intemporel quasiment parfait (les nanardises de fin de galette ne sont pas indispensables à votre vie). De plus avec 'Money for nothing' il renferme un des riffs les plus cools de tous les temps.







06. Diesel and dust - MIDNIGHT OIL (1986)

Celà peut paraître bizarre mais c'était la grande noirceur de la musique qui me bottait. Midnight Oil est depuis ce temps-là un de mes groupes favoris. Rien que 'Put down that weapon' vaut le détour.








05. Hysteria - DEF LEPPARD (1987)

Outre une pochette horrible, Def Leppard, un des plus gros vendeurs des 80s, nous laisse là la quintessence du rock de stade.










04. Countdown to extinction - MEGADETH (1992)



Megadeth était partout. Last Action hero ? Megadeth. Duke Nukem ? Megadeth. MTV ? Megadeth. La pochette qui terrorise les mioches ? Megadeth. Le hard rock trop cool ? Vous avez saisi.







03. The wall - PINK FLOYD (1979)

Pink Floyd me laisse généralement très indifférent mais 'le Mur' était un tel choc pour moi tant visuellement qu'à l'écoute, qu'enfant il me fascinait. La chute du mur de Berlin n'a rien arrangé, les événements faisant écho au chopage de melon floydien.






02. Greatest hits II - QUEEN (1991)

La mort de Freddy Mercury marque la fin d'une époque. Queen on aime ou on déteste, mais il faut reconnaître que le groupe a légué des morceaux immortels, faisant le bonheur de millions de personnes sur cette Terre. Nique la hype, nique les chroniqueurs musicaux avec pull moches et barbe de 3 jours, Queen est un grand groupe. 22 ans après ça fait toujours chier de dire ça, R.I.P. Mercury. Le spectacle a continué mais c'était vraiment pas le pied.



01. 90125 - YES (1983)

Mon album favori étant gamin. Je l'écoute par ailleurs toujours avec plaisir, même si la production est outrageusement datée et l'envie de faire un truc suivant la mode de l'époque manifeste. Les critiques sont dures concernant cet album, mais n'y prétez peut-être pas trop attention avant de découvrir des titres comme 'Changes' ou 'It can happen'. Si vous aimez certains albums de la liste, celà pourrait vous plaire.








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