dimanche 28 avril 2013

LES ANNEES 90


Alors comme ça on regrette l'époque bénie des nineties ?! Sérieusement ?
Pour ceux qui les ont vécu, vous devez bien vous en souvenir que c'était tout aussi nul à chier qu'aujourd'hui pourtant ! Hormis quelques espèces maintenant disparues, le fait que le monde entier ne connaissait pas la tyrannie des smartphones, et des forêts tropicales depuis parties en fumée, le monde était grosso modo dans le même état pitoyable qu'en 2013.
 
  Ok, ok je force le trait, là. Mais dans le monde charmant du divertissement musical, on peut dire ce que l'on veut, les années 1990 ont été pour moi les pires qui furent. Roch Voisine, Alliance Ethnik, Ophélie Winter, eurodance, trucs vaguement gothiques, rap français, musique pour bobos, la catastrophe avait plusieurs visages se démultipliant à l'envie et engendrant la grande chiasse des années 2000 à venir. Pas moyen de trouver des bons skeuds ne datant pas de la période pré-mort musicale d'Axl Rose (vu qu'on allait tous à la FNAC comme des cons à cette époque). Dans les années 90, les jeunes, on était condamnés à dire "oh, tu sais, moi la musique, j'aime pas trop", vu qu'il n'y avait rien de bien à se mettre sous la dent et qu'on oscillait gentiment entre les oeuvres mainstream US, british ou malheureusement francophones.
A moins d'habiter près de chez un bon distro, et de sombrer rapidement dans le brutal-death scandinave.

  Allez, je vous ai noirci le tableau, il y avait quand même des bons trucs, comme toujours, faut pas déconner, mais ils étaient horriblement difficiles à se procurer pour une bonne partie. Un top s'impose , je sais que vous en rêvez. L'ordre n'est pas très strict, le numéro un dépendant de l'humeur du moment. Il est fort probable que votre chouchou de la décennie n'y figure pas, vu que nul ne peut tout écouter, n'est-ce pas. De plus, certains albums ont déjà été abordés ici ou là sur le blog, personne n'est parfait.


01. Bleib'tapfer - WIZO (1992)


  Ouais ouais. Carrément. Un truc allemand en haut de liste, y avait que sur ce blog miteux que vous pouviez tomber dessus. Ne vous en faîtes pas, Nevermind de Nirvana figure bien dans le top, comme dans tous les autres. Mais il ne mérite pas la place numéro uno. Ce disque de très bonne facture a été abordé avec une répartie toujours aussi géniale (...) ici. Mais pour les fainéants je le répète : il est novateur, unique, marrant et morbide à la fois.




02. Filosofem - BURZUM (1996)


  Les années 90, ça aura surtout été l'avénement de la musique électronique pur jus, du hip-hop roi et du metal dégueulasse. Trois errements musicaux cherchant lentement le Salut de leur âme hors du Purgatoire de la daube. Comme beaucoup de jeunes français à la con passant leur temps à écrire des trucs sur un blog, le black metal ça m'attire irrémédiablement parce que personne ne connait (vraiment) IRL et comme ça je peux faire genre et tout et tout. Mais c'est une attirance malsaine comme quand les gamins contemplent leurs croûtes. Seul ce Filosofem parmi les trucs de la période "classique" du BM possède une aura particulière, se démarquant du troupeau inaudible.Car en un sens, ce disque est aussi horriblement pop. Les mélodies putassières tournent en boucle, façon eurodance coupée à la coldwave mélancolico-philosophico-morbide.
Quant aux paroles... Varg sort du bois et nous offre sa vision païenne post-nazie identitaire. Le futur en Europe ce sera sans doute ça, que l'on cautionne ou pas et malgré ce qu'on voit à la télé.

03. Ignition - THE OFFSPRING (1992)


  A la différence de toute ma génération, je n'ai pas découvert The Offspring alias le-groupe-de-punk-rock-préféré-des-blancs-de-20-à-30-ans-parce-que-personne-ne se-penche-sur-les-paroles-et-qu'ils-ont-des-clips-en-plus avec 'Pretty fly (for a white guy)'. J'avais accroché sur des morceaux de leur tout premier album grâce à un bon ami qui se reconnaîtra peut-être. Mais c'est bel et bien Ignition qui a fait de ce groupe un de mes favoris entre tous. Au grand dam des inquisiteurs du bon goût. Très léger, encore parfois amateur, mais déjà très abouti Ignition n'est pas aussi parfait qu'Americana, mais il est plus homogène, plus fouillé et plus noir. Si tous les albums de The Offpsring de cette décénnie sont biens voire excellents et qu'Americana est un de mes favoris de tous les temps, c'est bien Ignition qui m'avait le plus plu à l'époque. Il était bien plus dans son temps, et c'est pour ça que je l'ai mis ici.

04. Definitely maybe - OASIS (1994)


  Pour tous ceux qui ont grandi ou juste été pas trop vieux dans leur tête à l'époque, vous savez bien qu'Oasis était incontournable. Mais pas comme Justin B. Non, incontournable comme Michael Jackson. Si 'Wonderwall' est ce qu'il restera d'eux à jamais, c'est bien leur premier album qui traîne depuis le siècle dernier sur mes playlists. Le son éthéré et profond des guitares, si savamment travaillé, et le chant classieux de Liam Gallagher, l'ambiance so british et une certaine arrogance ou légèreté de ton, tout fait de cet album un titre de référence. Moins démonstratif que Nevermind, il en reste moins juvénile et plus appréciable sur le très long terme.
 

05. Nevermind - NIRVANA (1991)


  Alors ouais tout a été dit sur cet album et ce depuis sa sortie. J'ai beau ne pas apprécier la plupart du temps Kurt Cobain (il y a des phases où ça change cependant), il faut avouer que le mec quand il n'était pas enfermé dans ses névroses, savait y faire comme personne. Sur les 12 pistes de l'album, je crois que 10 environ sont connues d'un bon dixième de la planète. La synthèse du rock depuis les années 60 jusqu'aux années 80 la plus aboutie qui soit, l'antipop se faisant pop. Seul un groupe américain pouvait le faire. Rendons à César ce qui est à César, cet album est immortel.


06. Rust in peace - MEGADETH (1990)


  Bien que techniquement encore sorti dans les années 80, Rust in Peace symbolise pour moi tout le heavy metal qui inondait le monde en ce début des années 90 bien plus que le black album de Metallica ou 'Seasons in the Abyss' de Slayer. Le rock était grand, et le heavy metal son représentant le plus dur pour les jeunes bourrins de l'époque. Le rock était encore le son de la jeunesse un peu révoltée, et les voyous à l'image du tout jeune Bart Simpson, ne juraient que par cette musique si unique. Le style Dave Mustaine n'a pas franchement évolué depuis la moitié des années 80 et l'Américain livre ici ses compositions parmi les plus abouties, les plus percutantes, rendant son chant couinant aussi adapté que ses solis de fou furieux. Même si l'apothéose du groupe est située par les fans généralement avant ou après cet album, il est mon favori car il résume le son de cette période charnière où le metal  ou le hard rock étaient totalement mainstreams. Ce qui n'est plus jamais arrivé.

07. Heilige Lieder - BOEHSE ONKELZ (1992)


  Ce qui a a achevé de me convertir à la chapelle des Onkelz c'est bien cet album. D'une production irréprochable, renouvelant le rock tout autant que Nevermind ou Bleib'tapfer mais tellement plus prolo et plus noir, il mélange lui aussi le hard rock au heavy metal, avec quelques bons moments rock très classique, hérités de l'amour de Gonzo pour le blues. Des riffs incisifs, des ambiances profondes,  le vrai 'Zusammenhalt' pour le beauf germanisé. C'est plus qu'un disque, c'est une Bible.
De saintes chansons, si noires, si vraies, si réconfortantes, l'alpha et l'oméga d'un des meilleurs groupes de l'histoire. Si quelques titres volent, il faut bien l'avouer, pas aussi haut que les autres, tous ont en commun leur parler vrai, le ressenti exact de situations ô combien familières.
Le premier album où tout le groupe délaisse son passé skinhead et passe à la vitesse supérieure, faisant pour la première fois de l'art.
Les vraies légendes ne meurent jamais. Amen.

08. Punkcerealien - TERRORGRUPPE (1997)



Si les Onkelz percent réellement en 1992, lâchant définitivement les derniers relents de musique Oi! dans leurs compos, ils ne furent pas les seuls à s'imposer comme les tenants du rock de rue teutonique.
Terrorgruppe  va marquer cette décennie par leur maestria et leur "coolitude" bêbête, reprenant les clichés éculés du deutschpunk berlinois des 80s pour les mixer au son d'Outre-Atlantique sans complexes. Le punk allemand semblait alors condamné à errer entre radicalité pour un public marginal (et fanatique si on se penche bien dessus) ou virage commercial comme les ainés des Hosen ou des Aerzte. Tout en restant platement germanique et donc difficile d'accès, ainsi qu'empreint d'une certaine façon de faire pesante à la longue. Archie et ses copains vont faire péter ce schéma et imposer une nouvelle façon de faire entre l'héritage de l'Allemagne divisée et les nouveautés californiennes.
Si 'Keiner hilft euch' est leur album le plus riche et le mieux produit, c'est bien le recueil de chansonnettes tellement pop ici présent qui m'a fait kiffer les germanités, délaissant toute la quincaillerie francophone toujours aussi cheap depuis. Un truc allemand cool, c'était impensable, comme du feu sous l'eau. Léger mais critique (et super engagé dans son propos contre toutes les religions notamment), il tordait le coup au monde entier et à toutes les morales, religieuses, républicaines françaises, ayatollahs du punk dans une approche que je n'ai jamais retrouvé ailleurs.

09. Breathe - MIDNIGHT OIL (1996)


  Le rock bourrin, bien entendu, c'est ce qui fait plaisir. Mais de temps à autre, il est tout aussi bon de redescendre d'un cran et de s'adonner à des bien mous plaisirs pop. En la matière les années 1990 ont continué sur la même lancée que les décennies précédentes mais sans coup de génie, pouvant s'étirer sur plus de quatre titres et rester crédible voire juste pas trop chiant. R.E.M., Cranberries, U2, Radiohead, Bjork (oui, je sais c'est blasphématoire sur le Net) ont sorti quelques bons trucs, mais rien de bien saisissant sur la durée. Des trucs de hipsters, de yuppies, de bobos (que de vilains mots), revers inévitables de la maturité artistique. Alors quand une des formations majeures australiennes de la décennie précédente, avec entre autres INXS et AC/DC, se met à se la jouer Carla Bruni et consorts, on pouvait avoir très peur.
Il n'en est rien et le sextet sort quelques excellents morceaux accompagnés d'une paire d'autres plus insignifiants. Parmi la flopée de disques pop à guitare sèches qui s'abattirent telle la peste au cours des années 1990 sur la France, c'est sans doute celui-ci que j'ai le plus apprécié. Et un des rares à ne pas avoir fini aux orties.

10. So long and thanks for all the shoes - NOFX (1999)


  La disco de NOFX étant aussi impressionnante et indigeste que celle des Rolling Stones, bien malin celui qui pourra y trouver un seul et unique album au-dessus des autres. Mais celui-ci qui annonce déjà 'The Decline' au niveau du son, reprend la recette Fat Mike et co., la poussant dans ses recoins les plus cools et oui, les plus pops. Les pistes sont toujours courtes, El Hefe y va toujours à fond, mais la mélodicité et peut-être la mélancolie sous-jacente parfois rendent l'ensemble bien plus percutant. On sort alors de la musique cool "de skaters US" pour entrer dans le bon rock tout simplement. Alors que Fat Mike vire de plus en plus au vieux clown pathétique façon Krusty, il est bon se replonger dans ses grandes œuvres.

11. On every street - DIRE STRAITS (1991)


  Pas aussi bien reçu que son prédécesseur ce disque est tout de même de très bonne facture pour du soft rock, même si encore une fois une paire de titres gnangnan se traînent en fin de galette. Les Français aiment les vieilles gloires et les trucs ringards, masturbant sans fin leurs esprits frelatés avec les antiquités de pépé. Et pourtant jamais personne ne reparle de ces titres bien bluesys (?) et rétros délibérément empreints d'influences 50s. L'énergie ou le cafard, au choix, empreignent des morceaux à proprement parler hors du temps, malgré quelques effets de production trahissant l'année de sortie. Un 'Heavy fuel' ou un 'You and your friends' se hissent sans soucis parmi les meilleures compos, à vous mettre des frissons, sorties par ce groupe anglais très atypique et juste très bon. Oui, les jeunes, un bon album ne nécessite pas forcément de la violence ou des profanités à tout-va.


12. Rage against the machine - RAGE AGAINST THE MACHINE (1993)


  Le rap comment dire... De façon très mature et ouverte... en général... ça craint du cul. Trop de poseurs avec un flow de bil-dé,  trop d'ego et pas assez de réflexion. Une accumulation de propos avec un fond bien "communautaire" ou misérabilistes genre "j'ai pas de chance, trop dure la thug life". Des samples au mieux pompés de vieux albums  de soul ou de funk, au pire sombrant dans la soupe électro comme depuis quelques années. Bref, on peut mieux faire.
Si de temps en temps, comme tous les blancs de pavillon, je jette une oreille sur les productions black US, difficile de trouver LE truc ultime sans second degré. Ouais, difficile de faire mieux que RATM. Car c'est bien la partie rap qui me botte dans cette fusion bizarre de metal et de funk. Plus puissants, plus extrêmistes que leurs copains des Red Hot, Zack et ses zikos posent avec ce chef d'oeuvre une bombe anti-capitaliste dans le salon des hip-hopeurs à la con et des métalleux à la noix en même temps. Le tout avec une instru surfat, taillée sur mesure, techniquement aboutie et un message libertaire loin des merdes ghettoiques (ou en France ghettislamiques, trolololololo ) habituelles.
20 ans plus tard, on attend toujours la relève. Limite, faudra la faire soi-même...
 

13. Panzer Division - MARDUK (1999)


  Le black metal comment dire... De façon très mature et ouverte... en général...ça craint du cul. Trop de poseurs avec des gueules de fils à maman, trop de noir et pas assez de réflexion. Une accumulation de propos avec un fond bien "communautaire" ou misérabilistes genre "je hais les humains, trop dure la darkness". Des morceaux qui se ressemblent dans leur médiocrité au mieux, au pire sombrant dans les merdes folk mollasses comme depuis quelques années. Bref, on peut mieux faire.
Si de temps en temps, comme tous les amateurs de rock bien bourrin, je jette une oreille sur les productions black scandinaves, difficile de trouver LE truc ultime sans second degré. Ouais, pas évident de se hisser au niveau de choc que Marduk m'a infligé en cet été 1999. Seul Gorgoroth  a failli atteindre le même niveau mais ce fut bien plus tard. Un album que je n'aime pas vraiment, que je n'écoute pas souvent mais qui m'a foutu une telle baffe auditive au moment où je pensais que Mayhem ou Burzum étaient le summum de l'horreur qu'il mérite d'être dans mes albums de la décennie.
20 ans plus tard, la relève est heureusement là, inch'allah j'ai envie de dire.

14. Ritual de lo habitual - JANE'S ADDICTION (1991)


  Disque ô combien déstructuré et complexe. La pochette met d'emblée dans l'ambiance, ce sera le bordel mais ce sera une œuvre de qualité mangeant à tous les râteliers white trash de la côte ouest voire au-delà encore. Agressif mais jamais trop, déglinglauque mais de façon légère et décontracte l'album se pose comme un "must-hear".
Et je ne dis pas ça parce que 'Been caught stealin' ' est la meilleure illustration musicale pour faire des conneries, le reste est dans la même veine. Il y a juste l'intro en mauvais espagnol qui est un peu conne mais qui reste mémorable.



15. Nimm Drei - DRITTE WAHL (1996)


  Pour finir un album un peu bizarre, lui aussi déjà abordé plus tôt dans ce blog. Dritte Wahl est un groupe lourd qui a ses racines en RDA. Ils ont développé un son assez unique influencé par le heavy metal et dans la lignée du punk allemand "pas drôle" des années 80. Mais ils ont également très tôt poussé leurs expérimentations vers d'autres styles plus surprenants comme le hip-hop, le funk ou les marches militaires dont ils ont intégré sur certaines pistes des éléments. 'Nimm drei' est leur premier album a être reconnu et réputé, en partie à cause de sa variété et de son homogénéité conjuguée. Chaque morceau a son cachet mais tous restent lourds comme le plomb. Très bon album il renferme de plus des véritables pépites allant des hymnes à la révolte ('Greif ein') au morceau plus intimiste ('Kein Wort'). Très solide et ayant influencé une flopée de teenagers allemands qui allèrent vers le metal ou le punk hardcore par la suite.


                                            


  Voilà donc, les années 1990 sont les premières pour lesquelles on peut écrire un best-of d'une quinzaine de titres, tant elles étaient pauvres. Remercions mine de rien Internet pour nous permettre de voyager musicalement à travers les décennies et la planète entière. Presque gratuitement, un truc inimaginable pendant ces si chères nineties ;)



4 commentaires:

  1. Tombée par hasard ou presque sur ce blog (une recherche sur Das Untergangskommando, en quête du nom des formations suivantes dans lesquelles a officié Michel), j'ai tout d'abord beaucoup tiqué, je trouvais ça quand même très chiadé pour une page traduite par Google. M'a fallu quelques instants avant de percuter. Merde, mais c'est que c'est vraiment écrit en français, c'est vraiment un blog français?
    Me suis mise à parcourir plusieurs pages, j'en croyais à peine mes yeux, tous ces groupes dont les noms me sont si familiers, bien qu'en ayant peu écoutés. Accro à Wizo depuis plusieurs années, voir Bleib Tapfer en tête de liste c'est assez énorme, mais je ne peux qu'adhérer, avec en prime la ptite comparaison qui-va-bien aux premiers opus de Rancid dans l'article plus détaillé, wow, mais pourquoi je découvre ce blog maintenant seulement?
    Le créneau punk allemand est plus que restreint sur les sites et blogs fr (pour ne pas dire inexistant?), le seul avantage c'est que ça force à potasser sur les sites allemand, et ça fait bosser la langue.
    Je vais maintenant avoir matière, avec mon retard j'aurai assez de lecture et de trucs à écouter pour attendre patiemment l'éventuel prochain album de Wizo (je désespère pas, quand on voit le temps qu'a mis Anderster à sortir...).
    Bref, un grand merci pour ce blog. :)

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  2. Tout d'abord, je tiens à te remercier pour ce commentaire plus que positif, qui a ponctué d'une manière agréable une journée plutôt nulle ;).
    Il me fait d'autant plus plaisir que je ne suis pas littéraire et que j'essaye malgré une mauvaise foie évidente et des partis-pris décomplexés, de fournir un minimum de recherche pour chaque article sans raconter trop ma vie au passage.

    En fait, si j'ai commencé ce blog, c'était bien parce que je ne voyais jamais rien en français sur les groupes que j'aime. J'ai donc décidé de m'y mettre et de parler des albums qui selon moi valait la peine d'être découverts.
    Après tout il y a bien des blogs sur la J-pop, alors pourquoi pas sur le deutschpunk ?

    Quant à Wizo, après une reformation qui m'a surpris, j'espère aussi un album dans un futur proche. Après tout ZSK ont mis 7 ans à se reformer et sortir leur dernier opus.

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  3. Le parti-pris me parait indispensable pour ce genre de prose, quant à la mauvaise foi, indispensable tout court. :D
    On sent vraiment du taf derrière les articles, des connaissances, une recherche, sans tomber dans l'analyse à outrance, les comparaisons sont bien senties. Fat Mike en Krusty ayant perdu de sa superbe, aussi le chant "faussement faux" d'Axel Kurth est tout à fait à propos, c'est exactement ce qu'on pourrait dire aussi d'Armstrong et Frederiksen sur "... And Out Come the Wolves", ça parait faux, mais ça l'est pas, faut être balèze mine de rien pour réaliser ce tour de force.
    Concernant Wizo, j'ai démarré avec Uuaarrgh! fin 90's, le net n'étant pas encore très répendu, je m'en suis tenue à cet album et ce n'est que trèèès longtemps après que je me suis plongée dans leur discographie complète. J'ai poussé jusqu'aux démos d'XLQ en solo trouvables ça et là sur le net (Axel Kurth chantant "Pour un Flirt avec toi" c'est assez grandiose), récupéré les live de 2010, et puis maintenant, l'attente. Wizo a été mon point de départ pour le deutschpunk, j'ai ensuite un peu donné dans le petit groupe Ska festif à peine post-ado mais tellement reposant pour les neurones Sondaschule (soleil et alcool résument bien leurs thématiques récurrentes, ça vole haut donc), un peu suivi Karachoo (le nouveau bassiste de Wizo) dans ses oeuvres solo et moins solo.
    Je voulais vraiment m'immerger dans les groupes "pionniers" du deutschpunk, j'avais quelques noms en tête mais ne savais pas trop par où commencer, ce blog m'aide à cibler davantage ce qui sera susceptible de me plaire ou pas, je crois que je vais démarrer sérieusement par Terrorgruppe dont le nom est revenu de nombreuses fois au cours de mes recherches. :)
    Quant à l'inexistence de contenu fr sur le sujet, suis pas étonnée, 90% des gens se heurtent à ce qu'ils appellent "la barrière de la langue", j'peux le comprendre, mais les barrières faut les sauter, ça ouvre les horizons, et la plupart de leurs préjugés éculés tomberaient en ruine, parce que s'il y a bien un truc qui me frappe et me plait dans le deutschpunk, c'est la prise de position, le combat sans relâche contre la montée de certains extrêmes, la mobilisation quasi constante.
    Pour finir (parce que bon sang ce que je suis bavarde quand je m'y mets, pardon) un lien vers la bande annonce d'un docu à venir à la fin de l'année et qui devrait trouver echo chez toi: http://www.youtube.com/watch?v=YTXmXr_rPsc

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  4. Premièrement sympa de partager le lien vers un doku qui a l'air plus que pas mal !
    C'est vrai qu'aimer les germanités en France n'est pas simple , elles sont difficiles d'accès et surtout très méprisées... Pourtant il existe tellement de groupes germanophones qui valent le détour rien qu'au niveau du son. Plus qu'en Amérique j'ai parfois l'impression.

    Les racines du deutschpunk actuel est un sujet très casse-gueule que je n'ai pas encore eu le courage d'aborder, car elles sont multiples et que les vinyles sont durs à se procurer. Et en plus je suis un peu trop jeune pour avoir tout vécu ;)
    Cependant il y a des choses intéressantes au début des années 80, bien que bruitistes (Slime, OHL, Chaos Z, Vorkriegsjugend, Toxoplasma, Schleim Keim) ou super pops (les one-hit-wonders de la Neue Deutsche Welle, la new wave ouest-allemande).

    Enfin, Terrorgruppe est un groupe à part pour moi et l'un de mes favoris entre tous, je te le recommande.
    Pour la petite histoire c'est leur morceau 'ich bin ein punk' qui m'avait incité en 5è-4è à écouter "du vrai rock" très loin des trucs francophones. Leur meilleur album pour les découvrir est peut-être "1 World 0 future" à la fois très allemand et très américain. En tous cas c'est celui que je me passais en boucle à l'époque.

    PS : je ne connaissais pas Sondaschule mais pour du ska, c'était cool ^^

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