samedi 19 janvier 2013

RETOUR AUX BASES

   Vous le savez comme moi la Terre est une planète peuplée essentiellement de gens hypocrites. Nous sommes tous hypocrites en fait, c'est nécessaire à la vie en communauté. Il faut juste éviter d'entrer dans un cycle de déni de la réalité, pouvant avoir des conséquences graves.
Alors voici quelques petites idées jetées en vrac et que j'aimerais voir, dans mes rêves les plus fous, affichées partout et enseignées aux enfants passés leurs derniers jours de naïveté. On ne va pas leur enlever çà, à ces pauvres gosses.

Le rapport avec la musique ? Ce que je vais dire imprègne toute la musique que j'écoute, ou du moins celle avec "des vraies paroles". Mes excuses d'avance pour ce déballage avec un ton professoral.

1. La vie et la mort.
  Oui, on commence avec du pompeux. Et si je me trompe, celà pourrait me valoir même les feux éternels de l'Enfer. Mais en l'état des choses, et de mes connaissances actuelles, je ne peux qu'affirmer qu' on ne sait pas ce qu'il y a au-delà de la mort de façon indubitable.
Il faut y faire face et arrêter de se mentir.
Jamais on ne voit cette affirmation pourtant fondamentale dans un média mainstream. De ce tabou stupidement entretenu provient toute l'ignorance et toutes les idéologies fascisantes que l'Humanité a échafaudé.

2. Toute chose non-biologique, et maintenant même cette frontière est repoussée, est œuvre d'homme.
Tout. Celà va des objets du quotidien, aux pièces archéologiques même les plus incroyables et à l'ensemble des livres.

    Témoignage de grands moments de réflexion et puits de connerie sans fond à la fois.
                    L'évolution  des choses l'a amplement desservie.


3. Toute action, même la plus insignifiante, a des conséquences. Dans l'absolu, il n'y a donc pas de "c'est pas important". Nous sommes conditionnés pour éviter d'y penser, mais parfois les circonstances nous y ramènent. Tout est irréversible et en découle bien des conséquences inanticipables.

4. L'humain aime se mettre la tête dans le sable et refuse de voir la réalité et comprendre qu'il est insignifiant dans l'Univers. L'humain lambda, moi y compris, aime l'opium des illusions.
Le fanatisme, et le déni flagrant des choses concrètes et des actes, ne sont que les stades ultimes de ce besoin de recentrer ses perceptions sur Soi-même. La religion et la politique, ne sont que des manifestations organisées de ce phénomène. Comment donc croire un prêtre ou un politicien, même s'il est sincère et sans arrière-pensées-rarement le cas pour le politicien- puisqu'il vit lui-même sous l'influence de cet opium ?

5. L'humain est un animal social. Cette phrase est plus significative qu'il n'y paraît. Plusieurs fois j'ai rencontré des gens, de confession monothéiste, haineux et hostiles même à l'idée d'être des animaux. Hors l'humain n'a rien de spécial quand on le compare bien avec d'autres espèces et cette simple phrase nous met à égalité avec les êtres vivants possédant une conscience du Soi de même nature. Il n'y a pas de hiérarchie à établir entre les êtres. Ce qui ne doit pas empêcher de tuer pour se nourrir, à moins d'être cohérent et de ne se nourrir que des sels minéraux.
Ensuite il faut prendre en compte la notion de "social". Comme beaucoup d'espèces à la structure complexe, la Nôtre ne peut pas voir se développer un individu de façon entièrement autonome. Qu'on l'accepte ou non, la communauté est nécessaire à l'individu, dans des proportions permettant son épanouissement. Et c'est ce lien obligatoire entre humains qui a abouti in fine à la conception d’État.
L’État, ce Léviathan, est donc inévitable, seule la place qu'il prend dans la vie de l'individu est à déterminer.

Jormurgand, le Léviathan germanique, monstre destructeur cependant nécessaire au maintien de l'intégrité de Mitgardt.

6. La vie n'est qu'une forme de chimie particulière, sur le plan matériel stricto sensu. Même si cette idée est radicale, il est vraisemblable que nos pensées et nos actions ne soient que le résultat de conditions de réactions chimiques simultanées et complexes dans notre organisme, et en lien avec notre environnement. Ainsi, l'homme n'est plus intelligent que le mouton, simplement qu'à cause de son modèle de construction (neurologique) plus adapté à son mode de vie ainsi qu'à son environnement et transmis génétiquement. Moi-même soumis à l'opium des illusions, j'aimerais cependant avoir la preuve qu'il y a quelque chose "d'autre".

7. La complexité même de l'Univers (songez à toutes les interactions fondamentales de la matière se réalisant en une milliseconde dans l'ensemble de l'Existant) et sa cohésion, suggère une charpente, un "dessein non aléatoire". Bien que subjectif ce dernier point, m'incite à penser -et non croire !- que l'Univers est trop complexe à appréhender dans sa globalité par notre cerveau et qu'il y a quelque chose nous dépassant. C'est le chemin de pensée que l'Humanité a choisi instinctivement et qui nous a légué la notion de divinité transcendantale.
Sans parler du dieu monothéiste, on retrouve dans biens des cultures humaines l'idée d'une Divinité ultime, notamment dans l'Hindouisme et les panthéons lui étant reliés indirectement, indo-"aryens", ou même plus lointains, comme Papous, amérindiens ou inuits par exemple.

8. Le Temps s'écoule de façon continue et unidirectionnelle. Les adeptes du temps cyclique et de sa non-existence ont de bons arguments, mais l'idée dominante dans l'Occident christianisé s'impose encore pour le moment devant notre mode de perception de la Réalité.

9. Notre conscience est imparfaite et subjective. Nos sens et les organes permettant d'appréhender une facette du Réel sont nos seuls guides et modèlent notre vision, ainsi que nos pensées et leur développement. De plus si vous arrivez à vous plonger dans vos plus anciens souvenirs, vous constaterez que la mémoire latente est énorme mais largement occultée, et que vos schémas de perception et de réflexion se modifient en fonction de votre âge et du développement de vos-dits organes sensoriels. Toute vision doit pouvoir avoir une explication rationnelle.

10. Rien n'est éternel. Puisque le Temps s'écoule et que la structure intime, donc atomique, voire sub-atomique de l'Univers, est en constant changement, on ne peut pas se satisfaire de modèles de pensée intégrant la notion d'éternité. A moins de se transporter hors-Univers, chose très concept et pas facilement appréhendable.

11. La Réalité n'est pas illusion. Je ne veux pas déterrer la Caverne de Platon, mais contrairement aux préceptes hindous ou bouddhiques, je ne vois pas comment on peut se satisfaire de la notion de Réalité cachée. Déformée par nos sens oui, mais pas entièrement autre.

12. L'Infini existe. Mathématiquement au minimum. La finitude est illusoire et mensongère.

13. A un temps T, il y a un nombre fini d'individus de chaque espèce existante vivant sur la Terre. Pas une masse, mais une somme d'individualités. La généralité ne s'applique qu'avec parcimonie partant de là.

         La masse, l'abandon volontaire de l'autonomie de décision de l'individu.

14. On naît seul, on meurt seul. Vivre sa vie pour les autres est mensonge illusoire. L'homme est égoïste par nature, et c'est cet égoïsme naturel qui ne sera jamais satisfait et qui sera le moteur de l'évolution des sociétés humaines. C'en est une loi darwinienne presque. L'action désintéressée est donc difficilement atteignable dans l'absolu, même si j'aime à y croire -croire !-. L'individu faible ou exploité se pliant majoritairement aux exigences des individus égoïstes en position de supériorité.

15. Dans un groupe humain, c'est le facteur limitant qui détermine la marche du groupe. Ou autrement dit, le plus chiant fait sa loi. Toujours.

16. Il n'y a jamais égalité absolue entre des individus. L'anarchie est donc un idéal pur mais utopique.
La multiplicité des critères et leur imbrication font qu'il y aura toujours globalement, dans une relation entre individus, un exploité et un exploitant. Seule la reconnaissance et l'acceptation des conditions jouent. C'est sur ces nuances que sont basées essentiellement les idéologies et les mouvements politiques si on regarde au fond des choses.

17. C'est dans la nature de l'Homme d'inventer des formes de totalitarisme fascisant, politique, religieux ou moral. Seuls les critères et les moeurs à adopter par le groupe sont des variables. Et dans mon cas personnel, compte tenu de ce que j'ai écrit, je ne vois pas comment accepter les idées sclérosantes et fascistoïdes  que l'on nous offre quotidiennement. Vert, rouge, brun, bleu, jaune, tous sont des Fils et des Filles du Dogme, préalable à la pensée fasciste et déniant les multiplicités d'appréhension de l'Univers (super phrase, hein). Chacun est donc un proto-facho en puissance, la tolérance ultime étant la négation du Soi, et surtout, encore une fois, illusoire. Reste à savoir qui l'on rejette, pourquoi, et à savoir rester assez souple pour ne pas tomber dans les pires travers dont l'Homme est capable.
Mieux que de dire, 'tous pourris', mais même approche.

18. Comme l'anarchie, la démocratie véritable est illusoire. La variable d'ajustement n'est que la place de la consultation populaire dans les décisions politiques, et son mode d'exercice. Autrement dit contre qui et comment est dirigée la violence, monopole de l’État, ainsi que la soumission de cette violence à l'approbation populaire.

  Index de démocratie mondiale. En vert le bien, en rouge le mal, en jaune l'eau tiède.

19. L'Homme a besoin de vivre dans un écosystème riche, macro- et microscopique. Protéger la faune et la flore, c'est protéger notre espèce. Cependant, il faut se méfier d'un fascisme vert émergeant, niant la place de l'Homme dans sa conception du monde et potentiellement très dangereux,  pire que le communisme sauce Pol Pot et surtout totalement schizophrène.


20.Enfin, une dernière chose à laquelle je n'ai pas de réponse. Libre-arbitre ou Destinée ? Sommes-nous esclaves ou acteurs du déroulement du Temps et de nos actions ?

                          Celui qui trouve la réponse gagne un brownie.

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