mercredi 26 décembre 2012

FUNERAL BEACH - BLOOD COMMAND

(2012)

 


Voici donc le retour des Norvégiens les plus vénères hors black metal, avec cette nouvelle galette de 11 pistes. Sera-t-elle aussi riche et d'aussi bonne facture que 'Ghostclocks'?

  Tout comme lors de l'opus précédent on a droit à des morceaux uniques et ne se ressemblant pas les uns les autres, ce qui rend leur appropriation quasi immédiate. Trois écoutes et il est trop tard, le son reste. Musicalement il n'y a pas de grandes différences avec Ghostclocks. Les morceaux sont un brin moins tortueux et le synthé glacé a disparu, mais l'essentiel est toujours là. On alterne la violence destroy avec les phases plus posées et plus froides. On pourra tout de même noter que les phases plus hardcores dans le sens moderne et américain du terme sont légérement plus longues, ressemblant parfois à Defeater ou d'autres groupes du même acabi mais sans que celà en devienne chiant. La guitare a peu évolué, de même que la batterie, leurs utilisations étant à la fois standards et ingénieuses mais la basse se fait plus présente et plus groovy, notamment sur 'Funeral Beach', ou sur les premiers titres de l'album.
  Celà ne change pas tant les choses in fine, cependant l'impression d'épaisseur est clairement là maintenant. Les gars ont fait du bon boulot.

  Le truc que tout le monde se demande à présent. Quid de Silje Tombre, la chanteuse multi-atmosphère ? Toujours aussi bonne, elle varie les tons et les ambiances vocales comme sur le premier, même si de façon légèrement moins immature -et tant mieux-. Comme le reste de l'album est un brin plus speed et hardcore on aura donc plus droit à du rentre-dedans crié juste comme il faut pour que celà ne devienne pas excessif. Bref, sa voix est toujours le pilier autour duquel s'articulent les morceaux.

  Un seul bémol, les trois premiers titres sont un peu plus moyens et gratuitement bruitistes.
'Pissed off and slightly offended', 'March of the swan elite' et dans une moindre mesure 'Cult of the new beat' s'inscrivent dans une veine très US, avec une frontgirl à la voix un peu en demi-teinte. Pas forcément ce qu'on avait retenu du groupe. Il faut donc les passer pour retrouver le pur son de 'Ghostcloks'. Les paroles sont toujours aussi éminemment cryptiques et emploient toujours des mots relativement inhabituels. Avec une morbidité latente et un côté parfois très "teenage". Un certain style. Mais après tout, les paroles on s'en fout la moitié du temps.

  Au final, toujours dans la même veine, toujours aussi bien dans l'ensemble, la suite logique du premier. Et ça fait chier qu'ils ne tournent qu'en Norvège cette année.




Le meilleur de l'album :
- 'Death to all but us'
- 'High five for life'
- 'Oceans inside Neptune'
- 'Funeral Beach'
- 'Corpse reviver'

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