lundi 12 novembre 2012

BREAKFAST IN AMERICA - SUPERTRAMP

(1979)

 

  Toute personne un peu versée dans le "son de brute" sera d'accord avec moi sans doute, au début il y a souvent eu quelques albums bien pops et softs qui ont fait naître l’intérêt pour la musique. Et si c'est pas le cas, c'est limite inquiétant.
Comme beaucoup de personnes arrivent en tapant le nom de ce CD, pourquoi ne pas en parler pour de bon et lui offrir "son" article dédié ?

  Celà fait des mois que cet article est en projet quelque part, mais ce n'est pas une tâche aisée tant le sujet a été déjà traité par à peu près la moitié de la Terre.

  Musicalement on touche au très haut niveau. Des arrangements  simplement terribles s'enchaînent tout au long des 10 pistes proposées, et parcourent le spectre des émotions humaines, depuis le très entraînant, au très cool jusqu'au nerveux et à l'angoissé, mais sans jamais verser dans l'excès. L'album dans son entier est du calibre de la pop la plus racée, jamais lourde ou forcée, jamais chiante. On a envie que celà continue toujours et encore. Posées mais pas toujours exemptes de puissance, les Britanniques déroulent leurs ritournelles sans faux pas.
Les claviers et les voix de faussets y sont pour beaucoup, ainsi que les harmoniques vocales plus ou moins complexes. Seuls quelques solis de claviers ou de saxophone me laisse personnellement de marbre mais devraient ravir les vrais mélomanes.

  Que dire sinon que les compositions sont faussement linéaires et progressives de façon cryptique, habile façon de ne pas perdre l'auditeur lambda, voire sans aucun goût ?
De même les paroles sont parfois niaisement intéressantes, et sous couvert de chansonnette pour Monoprix abordent des thèmes un peu plus profonds qu'il n'y paraît.

  A titre personnel enfin,  j'ai eu la chance de grandir avec ce genre de musique plutôt qu'avec l'ignoble variétoche de bas étage pullulant à l'époque (et qui se cherche depuis un second âge d'or au pays du camembert). Chacun des titres me ramène à une autre phase de ma vie, avec une bande son différente, beaucoup moins excessive et noire. Je ne dois pas être le seul, sinon il n'y aurait pas tant de visites avec "breakfast in america" pour mot-clefs.
Et c'est un tour de force pour un groupe que de s'imposer pour autant de gens. Le signe que ces morceaux seront encore écoutés dans 50 ans, par des personnes de tous horizons.

  Au final, je n'apprendrais rien à personne en disant que Supertramp fut un des poids lourds de la "vraie" musique pop en son temps et qu'il s'agit d'un de leurs meilleurs albums, sinon du meilleur.
Il contient des pistes pour ainsi dire immortelles, qui même si on évolue dans des sphères différentes, méritent le respect -quoi qu'ait pu être dit à l'époque- et sont inscrites pour encore longtemps dans le registre des grands morceaux du siècle passé. Et même si récemment la pop redevient intéressante, on reste loin, bien loin, de ce genre de productions.

La vidéo contient des images un peu... spéciales à ne pas forcément prendre en compte. Blogger ne voulait pas importer celle-ci, beaucoup plus intéressante : http://www.youtube.com/watch?v=q_U2KjpE7y4




Pas de recommandations particulières, sinon d'écouter cet album avant de mourir.

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