dimanche 7 octobre 2012

TRALLBLUT - RASTA KNAST

(2012)


   Après The Offspring, Rasta Knast était un des groupes que j'attendais le plus au tournant cette année tant leur album de 2001, 'Bandera Pirata', constitue un jalon dans l epunk rock germain. Suite à plusieurs split-EPs avec des formations de tous horizons (Brésil, Japon) et des années de tournée, je me demandais bien comment les pères du "punk suédois en Allemagne"auraient pu récidiver.

  Musicalement la galette de 13 pistes reprend là où son prédécesseur s'était arrêté. La musicalité est en effet mise à l'honneur le long des 13 morceaux. Tant au niveau du chant, facile mais efficace, que de la mélodie. Certaines pistes pourraient devenir tout aussi cultes dans les années à venir que celles des albums précédents, c'est aussi simple que celà.

  Le son Rasta Knast, si unique, est toujours fidèle à lui-même mais s'est quelque peu assagi. Pas de beaucoup cependant, n'ayez crainte. Les rythmes D-beat enlevés sont toujours présents, et on peut se demander à combien doit battre le cœur du batteur -pseudo-jeu de mots involontaire- lorsqu'il joue. Dans ce groupe c'est la technique de celui-ci et surtout sa célérité qui m'a toujours étonné.La basse semble, elle, avoir légèrement été mise plus en avant. Mais pour l'essentiel des morceaux, à savoir les deux guitares et le chant, c'est tout aussi bien qu'en 2001, voire mieux. Tout l'esprit de leur matériel datant du XXème siècle (...) est donc parfaitement conservé. Déglingué et pourtant précis comme pas permis, puissant par moment, punk plus bruitiste parfois, et avec surtout un sens de la mélodie douce-amère, la recette du quatuor fonctionne toujours autant. Chaque morceau est ainsi toujours un grand foutoir d'influences  et de références judicieusement mélangées : Asta Kask bien sûr, mais aussi les Dropkick Murphys, le punk  bien pourri de RDA et semblerait-il les chants de marins ou de Noël,  sont parmi les plus évidentes !

  Le topo du groupe est à peu près toujours le même au niveau des paroles, avec une petite première puisqu'ils se risquent à chanter en anglais sur une piste. Personnellement, celle-ci ne m'a trop convaincu. Elle me faisait trop penser à un espèce de ressassé de Dropick Murphys, groupe que je n'apprécie globalement pas.
 La colère et la mélancolie des premiers disques ne se sont pas envolées et imprègnent encore la plupart des morceaux, à l'image de 'Die Anderen' mais quelques thématiques plus annexes font leur apparition rendant l'ensemble un peu plus frais et moins dépressif. Néanmoins je dois dire que peu de temps après sa sortie, malgré la qualité du matériel, j'avais arrêté de l'écouter car il me rendait trop mélo... Mieux vaut donc ne pas trop s'attarder sur les paroles pour une fois, qui sont un brin cruelles  mais également  un juste compte-rendu des choses, et ce même si elles sont bien tournées et s'avérent un peu plus profondes que la moyenne de celles du paysage musical pop standard.

  Au final, plus qu'une redite un essai transformé une décennie plus tard. La "taule rasta" reste un putain de groupe qui déboite. Ni plus, ni moins.

Le morceau ci-dessous n'est pas le meilleur de l'album, mais était simplement le seul sur You Tube pour le moment...




Das beste dieser CD :
-Die Anderen, le titre fort de l'album
-Fahnen hoch, l'hymne de l'album
-Retroaktiv, bien mélancolique tout de même
-Trug
-Psychodrama, un pur concentré de Rasta Knast

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