mercredi 24 octobre 2012

FAUT ARRETER AVEC LA FUSION HOMME-MACHINE

                                Le nerd ou le véritable déclin de la civilisation moderne.

  Aujourd'hui, on va sortir un peu de l'ordinaire et parler d'un thème auquel on ferait mieux de penser un peu plus souvent pour les quelques décennies à venir. La refonte du capitalisme ? Non, les relations hommes/machines.
Je n'ai pas de vocation à philosopher, mais à un moment tant qu'à être sur le support numéro un des nerds et de tous les autres technophiles primaires, autant en profiter pour dire quelque chose d'un peu censé entre deux lol-cats et des articles sensationnels sur des phénomènes pseudo-culturels locaux américains ou nippons.

  Ça fait bien des années que ce thème hante l'esprit des paumés de la partie économiquement développée de cette planète. Bah oui, forcément vous avez peut-être tendance à l'oublier, chers lecteurs avachis dans vos lits et canapés, mais le monde ne se résume pas (encore) à notre modèle de vie... Il y en a pour qui "ma vie c'est de la merde" signifie quelque chose de vraiment, vraiment merdique. Fin de cette impromptue mais nécessaire première parenthèse.

  Les films de science-fiction gros budget made in Hollywood et les sous-produits télévisuels abordent de temps en temps le filon et il ne faut pas se leurrer, forment le gros de la culture d'opinion des masses dans les sociétés occidentalisées. Que l'on soit pour ou contre, fascinés ou dégoûtés, l'évolution de notre espèce au côté de sa création revêt des perspectives fictionnelles assez inouïes, mais surtout paraît couler de source pour l'ensemble des scénaristes (on pourra d'ailleurs se renseigner un petit peu sur l'influence des hommes et de leurs idées derrière les médias de masse, c'est assez troublant et depuis que je sais un peu mieux comment ça marche, je vois plus trop les choses pareilles...).
Alors que cette co-évolution présentée soit comme un asservissement, une symbiose ou un partage de l'espace planétaire, n'a rien de naturel et donc rien de systématique.
En un mot, comme tout ce qui n'est pas chevillé stricto sensu aux lois de la physique, elle est évitable.

  A chaud, le discours peut faire sourire, mais les prémices de la main-mise de la technologie sur notre mode de vie, longtemps annoncée dans le vent, commencent à prendre forme dans notre quotidien.
Miniaturisation, culte de l'information à ajouter à l'éternelle mystification des masses.
Pour le moment on peut encore s'en tirer, mais la "fracture numérique" est bien un des seuls trucs que les profs d'histoire-géo aient réussi à me faire gober par le passé.
Si encore on se contentait d'ordinateurs, de Facebook, de Smarthphones plus gros que nos bites et qui savent éplucher les légumes, on en resterait au bon vieux brassage de vide inhérent à l'Homme.
A croire que celà ne suffit pas, certains tarés voudraient passer à l'étape supérieure...
Car un peu partout, il y a des maboules qui commencent à prendre leurs fantasmes pour une réalité. Et là c'est le moment de dire :  "stop ça craint, fermez vos gueules".

  Non seulement parce qu'il sont intelligents,voire très intelligents, mais aussi parce qu'ils sont persuadés d'oeuvrer dans le sens de l'évolution inéluctable voire pire pour un meilleur monde. En tant qu'humain censé on se doit de rejeter sans trop approfondir la camelote d'autrui quand l'argument ultime est, au fond, "c'est mieux pour toi, aies confiance".
Sûrement m'inscris-je dans une matrice pseudo-libertaire, mais on peut me conseiller ce qui est le mieux pour moi, pas me l'imposer.
Hors les rats de labo aiment à se passer des avis des gens qui n'y connaissent rien.

  Et parmi les modèles proposés celui qui a l'air le plus en vogue, est bien sûr celui qui permettra d'achever les mythes du surhomme et de l'immortalité  : la fusion entre l'homme et la machine. Bah oui, deux pour le prix d'un... Admettons seulement que leur hypothétique fusion soit seulement applicable.
Qui la fera ?
Les riches ou l’État.
Qui en bénéficiera in fine ?
Les riches ou l'État.


  Le pognon pour faire celà, on ne le trouve que chez eux. Et là on obtient deux choses contre lesquelles tous les partisans de la démocratie se doivent de se battre. Corporatisme et totalitarisme. Tout simplement. Pas nécessairement dans les cents prochaines années, mais en bout de course.

  A titre d'anecdote il y a un épisode de Sliders, les Mondes parallèles, traitant de ce thème avec une grande justesse (si on passe outre la production en elle-même). Je dois l'avoir vu une seule fois, à l'époque, mais il m'a marqué durablement et je me suis dit "jamais çà".
Dans la série il y avait des pauvres qui survivaient en dehors des tours des connectés, dans un espèce de camping géant, et des connectés qui n'étaient jamais sortis de leur tour d'ivoire. Les deux côtés souffraient globalement au nom encore une fois du "progrès".
Ceux qui suivaient volontairement ou non les règles de la caste techno, et ceux descendants de gens comme moi, avec une certaine méfiance vis-à-vis de l'hypertechnologisation de la vie humaine.
Qu'importe que l'on ait embrassé ou non le progrès, il marque la vie des individus qui s'y soumettent tôt ou tard, une fois que la systématisation débute.

  Le pire du truc, c'est que ces types qui rêvent d'un grand et beau futur bourré de carte-mères, ils sont comme tous les autres fondamentalistes, ils croient littéralement en leur connerie et font tout pour l'appliquer au réel...
Lentement mais surement, en montant des beaux projets universitaires avec des photos de gens heureux, en étant financé par les États les plus forts et les impérialistes avec leurs partenaires de toujours, les banquiers de haut vol, ceux qui sont à la pointe du truc tu vois, ceux qui bâtissent des carrières pour l'avenir  (mêmes réseaux d'influences en fin de compte vous me direz).
Donc si au détour d'une rencontre, comme moi, vous tombez sur un de ces gaillards de lottissement middle-class, ceux qui puent avec leurs geekeries, et qu'ils vous dévoilent leurs idées, tartez les.
Mais bien fort.

  Et méfiez-vous enfin de ces groupuscules qui peuplent malheureusement le monde. Même s'ils portent des T-shirts, ont l'air sympas et matent des films.
Lénine avait dit quelque chose comme : "Un petit groupe de personnes déterminées fait plus qu'une masse indéterminée".
Maintenant vous pouvez débrancher.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Articles aléatoires

Blogger