mardi 8 mai 2012

LET GO - AVRIL LAVIGNE

(2002)


Au départ je voulais écrire un nouveau post sur un truc allemand vu que la moitié de la musique que je possède est en allemand. Un truc qui déchire comme Dritte Wahl. Hé bah non, ça sera pour plus tard. C'est par hasard que je me suis rendu compte qu'il n'y avait aucune critique à l'épreuve des ans concernant le premier album d'Avril Lavigne. Pas besoin de dresser un tableau précis, on la connait tous malgré nous. On sait qu'elle est canadienne, que c'est une rebelle en carton et qu'elle a épousé un jour Sum 41. Pas besoin de plus en connaître. Attaquons nous donc de suite à la critique de cet album qui a traumatisé en 2002 tous les jeunes avachis devant des clips de rap à la con.

"Let go" c'est 13 pistes pour tout le monde sauf pour nos "amis" les Japonais qui en ont 14, soit une piste de bonus à la con qui n'apporte rien en cadeau. 13 pistes de merde se disent d'emblée les mauvaises langues, et ils n'auront que partiellement tort. Et du coup, partiellement raison seulement aussi. Dès la première écoute on est immédiatement frappé par la profondeur tout MTVesque du propos. Je suis très partisan du texte direct sans tournures alambiquées mais Avril va un petit peu trop loin dans le vide. Pas de beaucoup, mais suffisamment pour qu'on se rende compte que c'est bien "cheesy" et que l'on se fout un peu de notre gueule au final avec ces textes. Soit c'est un peu dommage mais hé... on s'y attend. Bref passons et concentrons nous sur la mélodie.

  Il ressort de l'ensemble en premier lieu une impression de relative fraîcheur. Les sons employés sont variés et correspondent au ton de chaque chanson. Généralement soft rock intimiste, parfois "vive Blink 182", Avril est à l'aise partout. De ce côté-là pas de gros ratés bien baveux, l'ensemble est intelligemment composé sans en mettre trop ou que l'on ressente un vide. On oscille donc entre la chanteuse de rock chrétien du Midwest et "mon premier disque de punk", avec un net avantage pour le rock chrétien.
  Les instrus dépouillées ne sont pas sans me rappeler à titre personnel le 'Breathe' de Midnight Oil et toute la quincaillerie pseudo-alterno pré-hipsteroide des 90s, et ce malgré un petit je-ne-sais- quoi  de Shania Twainesque (le côté vache chantante en moins vu qu'Avril est heureusement canadienne). S'offre à nous donc une majorité des pistes soft rock sans génie mais qui  n'en deviennent que rarement sales. Gros coup à mon égo certains morceaux comme 'Mobile' passent plutôt bien. Par contre gare à certaines pièces bien soporifiques à l'instar de 'Too much to ask' ou 'My world', aisément dispensables. Et puis il y a le coté rebelle voire le dark side de notre interprète qui s'exprime sur 'Losing grip' et 'Unwanted'. Et le résultat n'est pas dégueulasse non plus, si on exclut certains "bruitages" ou "sons électroniques se voulant indés" affaiblissant le propos de la première.

  Pour conclure Avril, il faut le lui accorder, chante plutôt pas mal. Son timbre de voix est bien exploité et elle ne pousse pas de gueulantes qui font cramer les haut-parleurs tellement les sons sont aigus. Énergique ou miévreuse, elle est efficace. Une vraie pro, putain je dirais même. En plus elle a l'air d'y croire en ses textes. Elle s'implique à fond. Ouais, j'ai envie de dire vas-y Avril, vis ton rêve en couleur, lâche-toi !

  Au final cet album est très bien produit et reste un très bon produit pour sa cible de base.
Si je me réincarne en fille et que j'atteins les 14 ans, et que mon copain (quaterback de l'équipe tant qu'a faire) me fait des crasses avec cette salope de Brittany, alors oui je serais à fond dessus. Ce n'est en aucun cas un disque fait pour se prendre la tête,  il ne faut rien en attendre de bien extraordinaire, c'est de la pop pour ados américains, rien de plus.



Les titres les plus percutants :
- 'Unwanted' ou Avril goes into the darkness
- 'Losing grip'
- 'Nobody's fool' pour son ersatz de rap de blonde

 à la limite mais ça commence à craindre :
-'I'm with you'
-'Complicated'
- Bon allez 'sk8ter boi', si on écoute pas les paroles.

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